[79]: Le fameux Sébastien Zamet, dans l'hôtel duquel Gabrielle d'Estrées sentit les premières atteintes du mal dont elle mourut. Il a déjà été souvent parlé de lui dans les notes de ces Variétés.

[80]: Dans le Factum, ce nom est écrit Rabbi. Suivant la même pièce, le capitaine, se rendant de Naples à Rome, se seroit arrêté à Gaëte, et c'est là qu'il auroit reçu, toujours au sujet du complot, des lettres de La Bruyère dont il sera parlé plus loin.

[81]: Savary, sieur de Brèves, qui fut en effet pendant six ans, de 1608 à 1614, notre ambassadeur à Rome. Les pièces relatives à son ambassade forment 3 vol. in-fol., conservés parmi les manuscrits de la Bibliothèque impériale. Gaillard en a donné des notices très curieuses. (Notices des manuscrits, t. 1.) V., sur M. de Brèves, Walckenaër, Vies de plusieurs personnages célèbres, in-8, t. 1, p. 232-238.

[82]: Sauf cette dernière phrase, si bien dans le caractère de Henri IV, tout ce qui précède se trouve, mais en d'autres termes, dans le Factum.

[83]: Nous trouvons cette pièce, si intéressante pour l'histoire des mœurs littéraires au XVIIe siècle, dans l'ouvrage très rare auquel nous avons déjà fait plusieurs emprunts: Recueil de pièces en prose les plus agréables de ce temps, par divers autheurs; à Paris, chez Charles de Sercy, M. DC. LXI, in-12, deuxiesme partie. Nous ne savons quel est le pauvre diable, à la fois poète et musicien, double métier de gueuserie, qui se trouve représenté ici sous le nom de Sibus. Il étoit d'autant plus difficile de le découvrir qu'un grand nombre de poètes de ce temps-là partageoient la même misère, et que c'est à peine si la plupart nous ont fait parvenir leurs noms. Est-ce Maillet, le Mytophilacte du Roman bourgeois, le poète crotté de Saint-Amant? Plus d'un détail le donneroit à penser; mais il étoit mort vieux en 1628, et il n'eût plus été en 1661 une figure de circonstance, surtout auprès de tant de pauvres diables qui n'avoient que trop bien rajeuni le type déguenillé. Je pencherois plutôt pour quelqu'un de ceux qui traînoient leur vie mendiante au milieu du Paris de la Fronde, comme cet auteur de Mazarinades qui, dans la pièce Les généreux sentiments de Mademoiselle, etc., Paris, 1652, in-4, raconte de quelle façon, «ayant été présenter des vers mal fagotés à un prince, il fut égratigné par un singe parcequ'il étoit mal vêtu»; comme Gomez encore et comme Civart, dont il est parlé dans une autre Mazarinade, La fourberie découverte, ou Le renard attrapé, 1650, in-4, p. 7:

Paris, qui m'a vu destiné
A cultiver la poésie...
Mais ce métier plein de folie,
Combien qu'il ait beaucoup d'appas,
N'apporte pas un bon repas.
Soyez-m'en témoin, je vous prie,
Et vous Gomès, et vous Civart,
Qu'on montre au doigt dedans le Louvre.

Le nom de Civart—si ce n'est pas encore un pseudonyme—est celui qui se rapproche le plus de celui de Sibus. C'est tout ce que nous pouvons dire, car ce Civart ne nous est connu que par cette seule pièce, et nous ne pouvons savoir si son existence eut quelque ressemblance avec celle qui est racontée ici, et qui semble avoir été plutôt faite à plaisir que d'après la réalité. Parmi les grands déguenillés de ce temps, n'oublions pas le géomètre Vaulezard, dont G. Naudé nous a fait le portrait à la page 270 du Mascurat.

[84]: Ce singulier traité de Heinsius a été traduit par Mercier de Compiègne; un autre du même genre, écrit par Th. Canterius, a été mis en françois par Simon, de Troyes. Le poème burlesque de J. Wolcott, the Lousiad, roule sur un sujet pareil. L'insecte chanté s'appelle, comme on sait, louse en anglois. Sur des facéties de même espèce, on peut chercher dans le recueil de Dornau, Amphitheatrum sapientiæ socraticæ jocoseriæ, Hanau, 1670, en deux parties.

[85]: Ce musicien, beau-père de Lulli, est trop connu depuis la 3e satire de Boileau et par quelques anecdotes de Tallemant pour qu'il soit besoin d'entrer sur son compte dans quelques détails.

[86]: C'est-à-dire comme Poucet, qui portoit, à ce qu'il paroît, dans les contes de nourrice, le nom qu'on lui donne ici, avant que Perrault eût immortalisé l'autre. Il n'a pas respecté cette particularité de sa naissance, mais elle a été religieusement conservée dans l'histoire de Tom-Thumb (Tom-Pouce), le petit Poucet des Anglois.