[137]: Pour tout ce qui suit, Bodin donne les mêmes chiffres (Discours de Jean Bodin sur le rehaussement et diminution des monnoyes tant d'or que d'argent, et le moyen d'y remédier; et responce aux paradoxes de M. de Malestroict. Paris, 1578, in-8, sans pagination); seulement, non plus que du Haillan, il ne complète pas la comparaison en disant à quel prix les choses se payoient de son temps. Tout le monde le savoit si bien qu'il croyoit oiseux d'en donner le détail. Nous allons tâcher de remplir cette lacune, en ne nous éloignant que le moins possible de l'époque dont il est question.
[138]: En 1567, jugez de l'augmentation: elle se vendoit 5 sols, et cela d'après l'ordonnance donnée cette année-là, le 4 février, et relative à la police générale du royaume, chap. pour la volaille.
[139]: Dans l'ordonnance de février 1567, le prix de la perdrix est marqué à 5 sols.
[140]: En 1601, d'après l'Essai sur les monnoies, par Dupré de Saint-Maur, un mouton se vendoit 4 livres.
[141]: Un porc, d'après un livre de 1582, le Miroir des François, par de Montaud, chap. Taux des vivres, se vendoit 15 livres vers l'époque dont il s'agit.
[142]: Loysel dit que de son temps, c'est-à-dire toujours à l'époque dont il est question, le setier de froment, mesure de Paris, se vendoit 5 livres 12 sols. Voy., dans ses opuscules, Remontrances à M. Dupin sur les magasins de blé.
[143]: En 1577, le botteau ou la botte de foin se vendoit dix fois autant. L'ordonnance donnée cette année-là, le 21 novembre, sur la police générale, marque, au chapitre Police pour le foin, que la botte se payoit 1 sol.
[144]: En 1582, d'après de Montaud (Miroir des François, chap. Taux des vivres), le prix du muids de vin, mesure de Paris, étoit de 12 livres.
[145]: En 1600, d'après Dupré de Saint-Maur, Essai sur les monnoies, elle étoit de 5 sols.
[146]: Nous ne savons quel étoit alors le prix de l'oie, mais, d'après de Montaud (Ibid.), celui du dindon étoit de 20 sous en 1582.