«Nous pouvons en certains cas, dit-il, non seulement italianizer, mais aussi hespagnolizer, voire germanizer; ou (si vous aimez mieux un autre mot) alemanizer, comme aussi nous faisons, et notamment en un mot qui est introduit depuis peu de temps. Phil. Quel mot? Celtoph. Carous. Car j'ay ouy dire souvente fois depuis mon retour faire carous; et quelquefois tout en un mot aussi carousser. Et n'est-ce pas la raison de retenir le mot propre des Allemands, puisque le mestier vient d'eux, comme aussi desjà nos ancestres avoient pris d'eux ce proverbe: Bon vin, bon cheval.»
[177]: Il en fut ainsi dans plusieurs parties de la France, à ce point que, la quantité de blé s'en trouvant trop diminuée, «quelques parlements, dit Lemontey (Histoire de la régence), ordonnèrent qu'on arrachât les vignes plantées depuis 1700.»
[178]: V., sur la mode des pavillons qui remplaça alors celle des tours rondes, du Cerceau, Des bastiments de la France, 1576, chap. Chambord.
[179]: Sur ces belles boiseries à cannelures et à moulures dont du Haillan a tort de médire ici, V. l'Architecture de Philibert Delorme, liv. 2, ch. 5.
[180]: Rabelais parle déjà lui-même de ces beaux faîtiers en plomb, avec ornements dorés. V. Gargantua, liv. 1, ch, 53, Comment feust bastie l'abbaye de Thelesmes.
[181]: Sur tout ce luxe de tapisseries, V. encore Rabelais, ibid., ch. 55; V. encore Antiquités de Paris, liv. 9, ch. Tapisseries.
[182]: On doroit alors déjà le bois des fauteuils, ou bien on l'argentoit. V. Description de l'isle des Hermaphrodites, au chap. Suite de la relation.
[183]: On faisoit alors des crêpes de soie d'or et d'argent, des satins rayés d'or, des velours à ramages d'or. V. Statuts des tissatiers, rubanniers, ouvriers en draps d'or, homologués par le roi, en août 1585, art. 26; v. aussi l'Ordonnance du roy pour le règlement et réformation de la dissolution et superfluité qui est ès habillements et ornements d'iceux, 24 mars 1583.
[184]: On diroit qu'il y a dans ce passage un souvenir de celui-ci, de Martin du Bellay, au sujet de la magnificence des seigneurs lors de l'entrevue de François Ier et de Henri VIII: «On nomma la dite assemblée le Camp du drap d'or..., tellement que plusieurs y portèrent leurs moulins, leurs forêts et leurs prez sur leurs espaules.» (Mémoires de sire Martin du Bellay, coll. Petitot, 1re série, t. 17, p. 286.) La même chose avoit été mise en farce, comme on le voit par le Journal d'un bourgeois de Paris sous le règne de François Ier, publié par M. Lud. Lalanne. On lit à la date du 24 avril 1515: «En ce temps, lorsque le roy estoit à Paris, y eust un prestre qui se faisoit appeler Monsr Cruche, grand fatiste, lequel, parce que un peu devant, avec plusieurs autres, avoit joué publiquement à la place Maubert, sur eschafaulx, certains jeux et novalitez, c'est assavoir sottye, sermon, moralité et farce, dont la moralité contenoit des seigneurs, qui portoient le drap d'or à Credo, et emportoient leurs terres sur leurs espaules, avec autres choses morales et bonnes remonstrations; et à la farce fut le dit Monsr Cruche, et avec ses complices, qui avoit une lanterne par laquelle voyoit toutes choses.» Maître Cruche se trouvoit déjà nommé dans les poésies de P. Grognet: De la louange et excellence des bons facteurs, mais on ne savoit ce qu'il avoit fait, et M. de Paulmy pensoit qu'il ne pouvoit avoir que son nom de remarquable. (Mélanges tirés d'une grande bibliothèque, t. 7, p. 61.)
[185]: Tous ces ornements sont les mêmes qui sont nommés dans l'édit de Henri III que nous avons cité plus haut.