[376]: On disoit, en effet, l'un et l'autre. «Je m'en vas, lisons-nous dans une pièce du temps, chanter avec ma cornemuse vos louanges, sur le chant de Guérindon.» (La Suitte très plaisante et Masquarades veue en l'autre monde par le capitaine Ramonneau, 1619, in-12, p. 15.) Dans le Ballet des Argonautes on l'appelle même Guélindon.

[377]: Sur ce fait et quelques autres du même genre, V. t. 2, p. 286.

[378]: Chagrins, morfondus de tristesse. Quelquefois même ce mot se prenoit pour blessé, estropié. V. Cl. Fauchet, Recueil de l'origine de la langue et poésie françoise, 1581, in-4, p. 141.

[379]: Il a déjà été parlé de ces paysans qui s'ennoblissoient de leur propre autorité et se faisoient appeler, soit, comme ici, M. du Pré, soit M. du Buisson, M. de la Planche. V. t. 6, p. 332, une citation du Paysan françois à ce propos.

[380]: Le mot fredaine, d'après ce passage, n'auroit-il d'abord été, comme le mot qui suit, qu'une sorte d'onomatopée chansonnière? Du refrain gaillard il seroit passé dans la langue courante, pour désigner la chose qu'il a servi a chanter. Je pourrois citer plus d'un exemple de ces mots de fantaisie créés par les refrains, et à qui l'usage finit par donner un sens.

[381]: Sur Pacolet, V. plus haut, p. [38].

[382]: Tabarin se moqua, sur son théâtre, de ces pauvres paysans habillés de toile, comme les ailes d'un moulin. Il se montra lui-même dans cet accoutrement, et c'est ce qui donna lieu à la facétie: Le Procez, plainte et informations d'un moulin à vent de la porte Sainct-Antoine contre le sieur Tabarin, touchant leur habillement de toille neufve. 1622, in-8. «Quand il a veu, dit-il, le pauvre moulin, que j'avois mes habits des dimanches, il m'est venu despouiller une de mes aisles, c'estoit la plus belle jacquette que j'avois jamais eue.»

[383]: Les pédagogues romains fouettoient leurs écoliers avec une peau d'anguille. (Pline, liv. 9, ch. 23.) L'usage étoit resté, et le mot ici employé en étoit venu. Il se trouve plusieurs fois dans Rabelais (liv. 2, ch. 30; liv. 5, ch. 16). Je lis aussi dans Regnier, sat. 8, v. 155-156:

Ce beau valet, à qui ce beau maistre parla,
M'eust donné l'anguillade et puis m'eust laissé là.

[384]: La vèze étoit une sorte de cornemuse plus particulièrement en usage dans le Poitou, selon La Monnoye, dans son Glossaire des noëls bourguignons. La vèze étoit la partie par laquelle on souffloit; l'outre s'appeloit bille, et des deux mots on avoit fait celui de bille-vezée pour balle soufflée, et au figuré pour toutes les sornettes d'où il ne sortoit que du bruit et du vent.