[176]: Lisez d'Aubijoux. Il s'étoit sauvé avec Fontrailles.
[177]: Cette pièce, devenue assez rare aujourd'hui, eut pourtant plusieurs éditions. C'est d'après la dernière que nous la reproduisons. Elle fut publiée une première fois en 1622, sous ce titre: Le Tableau à deux faces de la foire Saint-Germain, ou Les souvenirs satyriques du carnaval, avec une Apologie pour la satire, in-8. En 1625, il en parut une autre édition, sous le titre conservé ici: L'Eventail satyrique, mais sans la pièce qu'on y a jointe, et qui se trouvoit aussi à la fin du Tableau à deux faces. Ce dernier titre a plus de rapport qu'on ne pourroit croire avec celui d'Eventail satyrique. Le Tableau à deux faces, en effet, n'étoit autre chose qu'une de ces images pliées en éventail, qui, grâce à cette disposition, font voir une figure à droite et une figure ordinairement toute différente à gauche. Cette curiosité, déjà fort ancienne au 17e siècle, et sur laquelle nous avons fait une assez longue note, t. 2, p. 337-328, est encore aujourd'hui une marchandise de foire.
[178]: Ce nom ne se trouve ni sur l'édition de 1622, ni sur celle de 1625. Pour prendre le nom de Théophile, il semble qu'on eût attendu que le poète du Parnasse satyrique n'existât plus. Or, il étoit mort le 25 septembre 1626. V. la notice de M. Alleaume, en tête de ses œuvres, édit. elzev., t. 1, p. xcj.
[179]: Henri IV et Louis XIII avoient, comme avant eux Charles IX et Henri III, sévi par des ordonnances contre le luxe toujours renaissant des habillements. C'est à quoi l'on fait allusion ici, surtout dans la pièce mise à la suite. Au mois de novembre 1606 avoit paru un Edict du roy portant deffenses de porter sur les habits aucuns draps de toille d'or ou d'argent. Mais, quoique cet édit somptuaire soit resté l'un des plus célèbres (Lettres de Mme Denoyer, in-12, t. 4, p. 197), il ne paroît pas qu'on lui obéit mieux qu'aux précédents. A la fin de 1609 on n'y pensoit déjà plus. V. Lettres de Malherbe à Peiresc, p. 100-101. C'est ce qui rendit nécessaire la promulgation d'une nouvelle ordonnance, parue le 8 février 1620, pour reprimer, dit le titre, le luxe et superfluité qui se void ès habits et ornements d'iceux.
[180]: Nous avons cherché, mais n'avons pu trouver, de quelle loi des Athéniens on veut parler ici.
[181]: Les chaînes au col ou sur la robe comptaient parmi les niveleries les plus à la mode. V. notre t. 3, p. 262.
[182]: Soumettre au contrôle des syndics.
[183]: Ce mot s'employoit surtout pour les modes. Les Anglois nous le prirent et le modifièrent suivant leur prononciation; ils en firent leur mot fashion, que nous croyons leur avoir emprunté, tandis qu'en le reprenant nous n'avons fait que rentrer dans notre bien. Cette singularité n'a pas échappé à Noël et Carpentier, dans leur Dictionnaire étymologique, t. 1, p. 566. Elle est une nouvelle preuve de la vérité de ce mot: l'anglois n'est que du françois mal prononcé.
[184]: Les modes et les étoffes italiennes, bandes et passements de Milan, etc., étoient surtout proscrits par l'ordonnance de Louis XIII.
[185]: Je n'ai pas besoin de faire remarquer combien cela est resté vrai de nos jours.