[186]: Ces manches sont justement à la mode aujourd'hui. «Elles étoient fort larges, dit Furetière, au mot Ange, dans son Dictionnaire, et n'alloient qu'à la moitié du bras.» On les appeloit ainsi parce que les anges peints sur les tableaux en ont ordinairement de semblables. Sorel, au livre V de Francion, parle de ces robes à l'ange (édit. de 1663, p. 248).—Ces manches n'étoient pas alors les seules qui fussent à la mode. Courval-Sonnet, dans sa satire IV contre la vanité, inconstance et superfluité des habits, cite encore

Les manches de la robe à bouillons, en arcades.

[187]: Les taffetas de la Chine, alors fort en faveur, étoient rayés de bleu, d'incarnat, de jaune d'or et d'argent. (Cérémonial françois, t. 2, p. 68.) Brebeuf, dans son Lucain travesti (Rouen, 1656, in-8, p. 16), parle aussi du taffetas ondoyé de la Chine. Le mot chiné appliqué aux étoffes bariolées vient de là.

[188]: Le devanteau, sorte de petit tablier qu'on portoit en déshabillé, étoit pourtant encore à la mode. Courval-Sonnet n'oublie pas, dans sa satire citée tout à l'heure:

Un devanteau de toile à créneaux rayonnés.

[189]: Sur cette prétention des bourgeoises à se faire appeler dames et damoiselles, V. notre t. 1, p. 309.

[190]: Le busque étoit de bois, d'ivoire ou de baleine; on le mettoit dans le corps de jupe et on l'en ôtoit à volonté. De Cailly s'adresse, dans l'une de ses plus jolies pièces, à un busque dont il avoit fait don à l'incomparable Orante:

Busque, si proprement tourné
Et de petites fleurs orné, etc.

[191]: Il se tua du désespoir que lui causèrent les iambes dirigés contre lui par Archiloque, à qui, malgré sa promesse, il avoit refusé de marier sa fille Néobule. (Horace, lib. 5, ode 6.)

[192]: Ceci donneroit à penser que cette pièce fut écrite avant l'ordonnance de 1620, puisque l'auteur se vante de l'avoir provoquée et pronostiquée.