[193]: V., sur les point-coupés, notre t. 3, p. 246, note.

[194]: La mode des dentelles de Flandre commençoit alors et s'est toujours maintenue. V., comme preuve de leur vogue sous Louis XIV, notre t. 1, p. 239-240.

[195]: Le quaintin étoit une toile très fine, sur laquelle on brodoit ou dans laquelle on découpoit des figures du genre de celles dont on parle ici.

[196]: Ce livret, très rare dans l'édition dont nous suivons le texte, a été plusieurs fois réimprimé, mais n'est pas devenu plus commun pour cela. Il en parut en 1622 une édition petit in-4, de 31 pages, chez P. Ménier, portier de la porte Saint-Victor. Un exemplaire fut vendu 34 livres chez le duc de La Vallière (Catalogue, t. 2, p. 363, no 3891). Un imprimeur de Troyes la reproduisit avec quelques différences dans le titre: V. Catalogue des livres du cabinet de M*** (Imbert de Cangé), 1733, in-8, p. 120. Depuis lors, une copie exacte, mais sans notes, en a été donnée, d'après le texte de 1596, au t. 8 des Joyeusetez, faceties et folastres imaginations, publiées par Techener.—Le nom de Peschon de Ruby, que prend l'auteur, est un pseudonyme argotique. Peschon vouloit dire enfant, comme on le verra plus loin dans le Dictionnaire blesquin; il se prenoit aussi pour apprenti, novice, et pouvoit par conséquent venir de l'italien piccione et de son correspondant en françois pigeon, qui se disoit déjà pour dupe, sens qu'il a gardé. On lit dans la Cabale des matois, pièce joints à la Gazette, Paris, 1609, in-12, p. 49:

Après tant de mignardise,
Notre malice déguise
Que le pigeon ne peut pas
Libre eschapper de nos laqs.

Quant au nom de Ruby, je n'en connois pas d'explication satisfaisante. M. Fr. Michel en donne une, mais il se garde bien d'en répondre, et il a raison (Etudes de philologie comparée sur l'argot, xlvij, note 48, et p. 309). Il faut s'en tenir à ce que dit l'auteur lui-même, dans son Dictionnaire blesquin; suivant lui, Pechon de Ruby signifie enfant éveillé.

[197]: Ruse, fourberie. On connoît les cautèles de Cepola, que Rabelais appelle diabolicques (liv. II, ch. 10), et qui sont pour les gens de justice ce que sont pour les voleurs celles qui se trouvent ici, car elles enseignent à éluder les lois et à perpétuer les procès. L'édition la plus rare fut donnée à Paris, en 1508, chez Jean Petit, in-8 gothique.

[198]: C'est-à-dire n'étoit pas encore reçu bon mercier, bon coesmelotier, nom qu'on donnoit, dans l'argot de ce temps-là, aux merciers et colporteurs dûment affiliés à la confrérie des voleurs de grands chemins. Le mot contreporteur est resté comme synonyme de filou dans l'argot d'aujourd'hui. Cameloter s'y prend aussi toujours dans le sens de gueuser, marchander. Le mot tout populaire de camelote, pour mauvaise marchandise, en est venu. Plus loin, une note de l'auteur achèvera l'explication des mots coesme, mercelot, blesche, pechon.

[199]: C'étoit le grade inférieur dans la confrérie. Il est parlé des blesches et coësmelotiers, ainsi que du langage auquel on s'initioit avec eux et des cérémonies qu'ils pratiquoient, dans le 3e Discours, qui se trouve à la suite du curieux livret Le jargon ou Langage de l'argot réformé, etc., Lyon, Nicolas Gye, 1634, in-12. Nous avons déjà trouvé le mot blesche employé pour bohémien, t. 5, p. 271. Huet le fait venir de l'espagnol bellaco, veilaco, altération du nom des Valaques, qui passoient alors pour d'assez mauvaises gens. Nous avions aussi dans le même sens le mot veillac: V. le baron de Fæneste, édit. elzev., p. 268. On dit encore à Orléans vaillaq, pour mauvais garnement.

[200]: Apprentissage.