[65]: Ne croiroit-on pas lire le mémoire de La Flèche, dans l'Avare? C'est que Molière savoit dresser un inventaire de tapissier: il étoit fils de maître.

[66]: Prudent Le Choyselat avoit publié dès 1572 son fameux traité: Discours œconomique, non moins utile que recreatif, montrant comme de cinq cents livres pour une fois employées l'on peut tirer par an quatre mille cinq cents livres de proffict honneste. Il s'agit, comme on sait, d'élever des poules.

[67]: Voici le titre complet de ce livre: Orbis terrarum geographica descriptio, 1607, in-fol.

[68]: C'est-à-dire au bureau d'adresse.

[69]: La séance eut lieu, en effet, comme il est dit dans ce programme sommaire. On le sait par le Recueil général des questions traictées ès conférences du bureau d'adresse, etc. Paris, 1656, in-8. On voit, t. 1, p. 36, 45, qu'il y eut, à la troisième conférence, dissertation sur les causes en général; puis sur cette question: Pourquoy chascun est jaloux de ses opinions, n'y eust-il aucun intérêt? Dix personnes parlèrent sur le premier point; mais pour l'autre il n'y en eut guère que quatre ou cinq. Quant aux curiosités et inventions, celles dont on s'occupa furent un microscope qui faisoit paroître une puce aussi grosse qu'une souris, et la grande question du mouvement perpétuel.

[70]: Nous avons déjà donné, t. 2, p. 221-236, une pièce sur un de ces déluges de la Bièvre qui furent autrefois si fréquents et si terribles. Celui dont il est ici question fut l'un de ceux qui firent le plus de ravages. Le nom de Déluge de Saint-Marcel lui resta. On écrivit à ce sujet plusieurs relations, entre autres celle qui a pour titre: Le Désastre merveilleux et effroyable d'un deluge advenu ès faubourg S. Marcel les Paris, le 8e jour d'avril 1579, avec le nombre des mors et blessés et maisons abbatues par la dite ravine. Paris, Jean Pinart, 1579. Comme cette pièce a déjà été publiée dans les Archives curieuses de l'Histoire de France, 1re série, t. 9, p. 303-309, nous lui avons préféré celle que nous donnons ici, qui est d'ailleurs beaucoup plus rare. Jean Dongois, chez qui elle fut imprimée, ne livroit pas ordinairement ses presses à de semblables livrets; s'il publia celui-ci, c'est que le désastre qui s'y trouve raconté avoit eu lieu dans son voisinage. Peut-être est-ce lui-même qui l'a écrit. «Il estoit fort sçavant, dit La Caille, et nous avons de sa composition et de son impression le Promptuaire, contenant tout ce qui s'est passé depuis la création du monde jusqu'à son temps, imprimé en 1576.» (Histoire de l'imprimerie et de la librairie, p. 160.)

[71]: Dubreuil donne les mêmes détails. (Le Théâtre des antiquitez de Paris, 1639, in-4, p. 306.)

[72]: V., pour une autre cause des inondations de la Bièvre, notre t. 2, p. 223, note. Aujourd'hui, rien de semblable n'est plus à craindre. La canalisation de la Bièvre dans Paris est une des dernières mesures qui aient été prises. En faisant les travaux nécessaires, on a trouvé un certain nombre de médailles de l'empereur Julien.

[73]: «Il y eut, dit Du Breul, vingt-cinq personnes, tant hommes que femmes et petits enfants, que noyées, que tuées et accablées sous les ruines; quarante qui furent seulement blessées, quantité de bétail noyé et perdu.»

[74]: L'inondation s'étendit, selon Du Breul, jusqu'au couvent de Sainte-Claire, occupé par les cordelières de Saint-Marcel, c'est-à-dire par conséquent jusqu'au no 95 de la rue de Loursine. Le Pont-aux-Tripes, jeté sur la Bièvre, entre les nos 166 et 168 de la rue Mouffetard, et qui marquoit le point de jonction des deux bras de la petite rivière, fut renversé, ainsi qu'un certain nombre de maisons. On lit soixante ici. Du Breul va moins loin: il n'en compte que douze. «Et enfin, ajoute-t-il, tous les dommages que fist cette subite inondation furent estimez à peu prez à soixante mil escus, non compris et evaluez les autres degats et ravages qu'elle fist aux villages voisins.» Selon Sauval (t. 1, p. 210), l'eau dépava Saint-Médard, et l'église des Cordelières. En 1573, une inondation de la même rivière avoit détruit les murs du couvent du Val-Parfond, le Val-de-Grâce (Félibien, Preuves, t. 4, p. 835).