[88]: Nous ne le connoissons que par cette mention et par la tentative qu'il fit en janvier 1577 pour entrer dans Châtellerault.

[89]: Nicolas de Grémonville L'Archant. Henri III le garda toujours près de lui, comme capitaine des gardes, et l'on sait le rôle qu'il joua dans le drame de l'assassinat du duc de Guise, à Blois.

[90]: Marc Miron, que Henri III garda comme premier médecin. C'est à lui qu'étant à Cracovie et tourmenté de remords, il fit, une nuit, une relation si curieuse des massacres de la Saint-Barlhélemy. Miron l'écrivit presque sous sa dictée, et on l'a publiée dans la collection Petitot, 1re série, t. 44, p. 496-518, avec ce titre: Discours du roi Henri III à un personnage d'honneur et de qualité estant près de Sa Majesté, à Cracovie, des causes et motifs de la Saint-Barthélemy.

[91]: Guy Dufaur, seigneur de Pibrac, auteur des fameux Quatrains, et, ce qui est moins moral, d'une apologie de la Saint-Barthélemy, sous ce titre: Lettre sur les affaires de France. Aignan a publié cette pièce au t. I de sa Bibliothèque étrangère. Quand le duc d'Anjou quitta la Pologne, comme un fugitif, pour venir recueillir en France l'héritage de son frère Charles IX, Pibrac partagea les vicissitudes de sa fuite, et rien n'est plus plaisant que le récit qu'en fait son biographe Pascal. Dans ce pauvre homme, traqué par des paysans à demi sauvages et forcé de se donner pour cachette les roseaux d'un marais où il s'enfonce jusqu'à mi-corps, on a peine à reconnoître le conseiller intime d'un prince deux fois roi, qui abandonne un royaume pour en gagner un autre. (V. Archives curieuses, 1re série, t. X, p. 258-262.)

[92]: Sans doute Gilles de Noailles, abbé de L'Isle, qui en effet alla en Pologne. (Mémoires de Jean Choisnin, coll. Michaud, 1re série, t. XI, p. 393.)

[93]: Martin Ruzé, sieur du Beaulieu. Aux états de Blois, il étoit encore secrétaire de Henri III, et c'est lui qui, après l'assassinat, croyant voir encore en M. de Guise quelque reste de vie, lui donna le conseil «de demander pardon à Dieu et au roy».

[94]: C'est le poëte Philippe Desportes, qui déjà avoit salué par ses vers l'avénement du prince, par sa Complainte pour M. le duc d'Anjou, élu roi de Pologne. «Il accompagna le prince dans son royaume lointain, dit M. Sainte-Beuve, et, après neuf mois de séjour maudit, il quitta cette contrée pour lui trop barbare, avec un adieu de colère.» (Tableau histor. et crit. de la poésie franç. au XVIe siècle, édit. Charpentier, p. 424.)

[95]: Louis de Gonzague, duc de Nevers, le même dont on a de si intéressants Mémoires, publiés pour la première fois en 1665, 2 vol. in-fol.

[96]: Celui qui devint, un peu plus tard, le célèbre duc de Mayenne.

[97]: De la famille des Guise, et même cousin germain du duc, comme arrière-petit-fils de Cl. de Guise. Il fut un de ceux qu'on arrêta dans Blois après l'assassinat.