[138]: D'Ailly, comte de Chaulne, le même à qui Voltaire, au 7e chant de la Henriade, fait jouer un rôle si dramatique. Le frère du connétable de Luynes épousa l'héritière de sa maison, et le comté, plus tard duché de Chaulnes, passa avec elle dans cette nouvelle famille.

[139]: Jacques de Saulx, vicomte de Tavannes, fils de Gaspard de Tavannes. Il fut, en effet, du voyage de Pologne; il n'en revint que tard, après avoir guerroyé en Hongrie et en Moldavie contre les Turcs, qui le firent prisonnier et l'emmenèrent à Constantinople. Au retour il fut fait capitaine de gendarmes.

[140]: Capitaine italien, dont il est aussi question, sous la date du 24 janvier 1577, dans le Journal des premiers Etats de Blois, par M. de Nevers. Il y est nommé le capitaine Pieter Paul Tassughy.

[141]: Ne seroit-ce pas Fougerolles? Ce ne seroit qu'une nouvelle altération de ce nom, qu'on trouve écrit Joncquerolles dans les Mémoires du duc d'Angoulême (coll. Michaud, 1re série, t. XI, p. 85).

[142]: Frère de celui qui servit longtemps, et avec succès, dans le Dauphiné, notamment en 1575.

[143]: Le baron de S.-Denys, qui commanda plus tard la compagnie de gendarmes du duc de Montpensier, gouverneur de Normandie. Il épousa la fille du marquis de Rouville, et il en eut, entr'autres enfants, le célèbre S.-Evremond.

[144]: François d'O, seigneur de Fresnes, premier gentilhomme de la chambre du roi, successivement surintendant des finances et gouverneur de Paris; et son frère, Jean d'O, seigneur de Manou.

[145]: Le comte de Briennes, qui étoit allé recevoir à Metz les ambassadeurs de Pologne (Rev. rétrosp., 1re série, t. IV, p. 49). Après la journée des Barricades, où il avoit tenu pour Henri III, il resta prisonnier au Louvre, et c'est là qu'il délivra à Jacques Clément un passeport, avec lequel celui-ci put s'introduire près du roi. Après sa mort, le comté de Brienne passa par alliance dans la famille des Loménie, où il resta.

[146]: Anne d'Anglures, seigneur de Givry, tué à Laon en 1590. «C'étoit, dit de Thou (Mémoires, coll. Michaud, 1re série, t. XI, p. 329), le cavalier de la cour le plus parfait, beau, bien fait, de bonne mine, agréable dans la conversation, savant dans les lettres grecques et latines (talent assez rare parmi la noblesse), surtout brave et connu pour tel.»

[147]: Peut-être Antoine de La Tour de Saint-Vidal, gentilhomme qui étoit en effet du parti de Henri III. (Mémoires de de Thou, coll. Michaud, 1re série, t. XI, p. 339.)