[260]: Simon le magicien, chef de la secte des simoniaques, qui, dans les premiers temps de l'Eglise, continua contre saint Pierre la querelle du pays de Samarie, où il étoit né, avec Jérusalem. V. sur lui un curieux article de la Revue de bibliographie, fév. 1845, p. 181.

[261]: C'est, comme on sait, saint Thomas d'Aquin.

[262]: En cette même année 1623, les illuminez se disant congregez illuminez, bien heureux et parfaicts, avoient été bannis d'Espagne par l'inquisition. V. Edict d'Espagne contre la detestable secte des illuminez, eslevez es archevêché de Seville et evesché de Cadix, traduict sur la coppie espagnole imprimée en Espagne, 1623, in-8.

[263]: Vanini, qui fut en effet brûlé à Toulouse en 1619. C'est comme athée qu'il fut envoyé au supplice. Il le subit avec un fier courage que le P. Garasse lui-même ne put qu'admirer: «Lucilio Vanini et ses compagnons, dit-il en son Apologie, ont quelque froide excuse en leur impieté, sçavoir: une resolution philosophique qui les porte au mespris de la mort, et de là les jette furieusement jusques à celui de leur ame.» Peu d'années auparavant, Louis Gaufridi avoit subi le même sort pour cause de magie, par arrêt du parlement d'Aix. Entre autres pièces écrites à ce sujet, qui intéresse celui-ci, voir les suivantes: Arrest de la Cour de Provence, portant condamnation contre messire Loys Gaufridi, originaire du lieu de Beauvezer les Colmaret, prestre beneficié en l'eglise des Accoules de la ville de Marseille, convaincu de magie et autres crimes abominables, du dernier avril mil six cent onze, à Aix, par Jean Tholozan, imprimeur du roi et de la dicte ville, 1611, in-8; Confession faicte par messire Loys Gaufridi, prestre en l'eglise des Accoules de Marseille, prince des magiciens depuis Constantinople jusqu'à Paris, à deux pères capucins du couvent d'Aix, la veille de Pâques, le 11e avril mille six cent onze, à Aix, 1611, in-8.

[264]: Sur les trois colléges que les Rose-Croix disoient avoir dans le monde, V. t. I, p. 124.

[265]: G. Naudé dit qu'ils n'étoient que huit. Id., p. 122.

[266]: Ce n'étoit pas seulement pour donner, comme ici, leur signature, que les Rose-Croix recouraient au sang humain; ils en faisoient la base de leur médecine. En 1750, un des frères prétendoit qu'il savoit en tirer le principe de vie, communicable à tout malade qui vouloit bien se remettre en ses mains. C'étoit, pour lui, la médecine universelle. Une petite comédie jouée cette année-là, sous ce titre: La double extravagance, fit allusion a cette nouvelle façon de médicamenter l'homme par l'homme:

... Il est dans chaque corps
Un principe de vie, âme de leurs ressorts,
... Il faut que la chimie
Aille le déterrer, l'extraire par son art:
Or, ce principe extrait, je puis en faire part
A ceux de qui la vie à nos soins est transmise.

[267]: Il est déjà parlé de cette faculté que s'attribuoient les Rose-Croix, dans l'Examen de l'inconnue et nouvelle caballe des frères de la Rose-Croix. V. notre t. I, p. 124.

[268]: Id., ibid.