[41]: C'est-à-dire dans le jardin voisin du Cours, dont parle plus longuement la pièce que celle-ci complète (V. t. IX, p. 126. V. aussi t. VII, p. 201-202, note). Ce détail, qui ne peut s'appliquer au Cours la Reine, suffiroit pour prouver qu'il s'agit ici de celui de la porte Saint-Antoine.

[42]: Porte Saint-Antoine.

[43]: C'est le nom qu'on donna plus tard aux fiacres, et qu'ils ont pour la plupart mérité de garder. «Ces carrosses, dit Leroux, font ordinairement beaucoup de bruit en roulant; ils n'ont point de glaces ni devant ni aux portières... Les fiacres (cochers) qui mènent ces carrosses sont la plupart des maquereaux, qui connoissent tous les lieux de débauche de Paris...» Dict. comique, 1718, in-8o, p. 66.

[44]: Ce rapport, des plus intéressants par le détail qu'il donne sur l'état de la France et sur sa politique pendant l'une des années qui suivirent la Fronde, se trouve au State-paper office. Il a déjà été publié, dans les Archives des Missions (année 1850, p. 470-477), par M. Dareste, mais sans aucun des éclaircissements indispensables; c'est ce qui nous engage à le reproduire ici. Nous croyons d'ailleurs qu'il sera mieux à sa place et moins perdu dans notre recueil que dans l'autre, où ceux qui le connaissent vont surtout chercher des documents archéologiques.—Nous ignorons quel est l'auteur de ce rapport, ou pour mieux dire de cette gazette politique. Ce devait être un homme d'importance, ainsi que l'indiquent ses relations presque intimes et ses attaches directes avec la cour. Il avoit eu part aux conférences de Munster pour le traité de Westphalie, comme il le dira lui-même, et son zèle pour les intérêts de l'Angleterre, son ardeur à vanter Cromwell, donnent à penser qu'il étoit du parti protestant, dans lequel l'Angleterre se recruta d'espions jusqu'à la révocation de l'édit de Nantes.

[45]: On peut lire, sur la misère des populations pendant et après la Fronde, de 1650 à 1655, les relations des Missionnaires de M. Vincent (saint Vincent de Paul), envoyés pour examiner la situation des provinces, relations qu'une société semblable à celle qu'on appelle aujourd'hui de Saint-Vincent-de-Paul publioit chaque mois, et dont le recueil, formant une brochure de 120 pages environ, se trouve à la Bibliothèque Impériale, L, no 747, in-4o. Il faut lire aussi, à ce sujet, le seul numéro du Magasin charitable que possède la Bibliothèque Impériale, L, 759, in-4o. Ce numéro, d'une publication destinée, comme l'autre, à décrire les misères et à mentionner les secours apportés, est celui du mois de janvier 1653. Enfin, pour se renseigner complétement sur l'état des populations, surtout celles de la campagne, à cette époque, il ne faut pas oublier l'Etat sommaire des misères de la campagne et besoin des pauvres des environs de Paris, adressé par l'abbé Féret à l'archevêque de Paris, dont il étoit le vicaire général. Cette pièce se trouve à la Bibliothèque impériale, au t. 57e, 3e série, de la Collection Choisy. Un document conservé à l'Arsenal, Recueil de Pièces, no 1675 bis, relatif à la misère de l'année 1662, sera encore fort bon à consulter.

[46]: Les Relations des missionnaires citées tout à l'heure font foi de cette misère de la noblesse. On lit par exemple dans celle où est décrite la misère en Picardie et en Champagne, pendant l'hiver de 1651: «La petite noblesse a aussi besoin de secours, n'ayant pas moins souffert que les autres, et se voyant sans pain, sans argent, sans couverture, et réduite sur la paille, elle souffre encore la honte de n'oser mendier de porte en porte; et d'ailleurs à qui pourroit-elle demander, puisque la guerre a mis égalité partout: l'égalité de la misère!»

[47]: C'est au mois d'avril de cette même année que Louis XIV, en habit de chasse, avoit fait au Parlement cette visite qui le rappela si brusquement au devoir. V. sur cet épisode, presque toujours mal raconté et fort exagéré, l'Administration monarchique en France, par M. Cheruel, t. II, p. 32-34.

[48]: Le jubilé avoit été différé à cause de l'absence du cardinal de Retz, archevêque de Paris, réfugié à Rome après sa fuite de la prison de Nantes. Les contestations survenues au sujet du gouvernement du diocèse avoient aussi été une des causes de ce délai; mais enfin la nomination du curé de Saint-Leu, M. Du Saussay, comme grand vicaire, ayant donné à ce gouvernement la régularité qui lui manquoit, on crut pouvoir s'occuper du jubilé sans avoir besoin des ordres du cardinal-archevêque. Ce fut d'autant plus facile, que M. Du Saussay, dont la nomination avoit été arrachée par surprise au cardinal de Retz, étoit dans les intérêts de Mazarin, et tout disposé, pour lui plaire, à soustraire le gouvernement du diocèse à l'autorité de l'archevêque exilé. Mémoires de Joly, 1718, in-12, t. II, p. 167-169.

[49]: Il avoit épousé, à la fin de l'hiver de 1653, Anne de Nompar de Caumont, fille du maréchal duc de La Force.

[50]: C'est pour servir l'intérêt de sa famille qu'il maria, son neveu, le duc de Bouillon, avec une des nièces de Mazarin. St-Simon, Mémoires, édit. Hachette, in-12, t. III, p. 361.