[61]: «Le prince de Galles, depuis Charles II, durant son séjour en France, écoutoit bien moins les avis de ses plus sages conseillers Clarendon et Osmond, ou même les leçons de mathématiques, et sans doute de despotisme, que lui donnoit le philosophe Hobbes, que son caractère insouciant et son penchant pour les plaisirs. Ses dettes, ses folies, ses amours, se trouvent dans tous les documents de cette époque, depuis Tallemant, qui raconte ses aventures avec les bourgeoises de Paris, jusqu'à Mlle de Montpensier, qui, dans ses Mémoires, ne cherche pas à dissimuler le plaisir que lui causoit ce royal hommage.» Rathery, Des relations sociales et intellectuelles entre la France et l'Angleterre, 3e partie. (Revue contemporaine, 15 oct. 1855, p. 168.)
[62]: «Le duc d'York, qui revint plus tard en France sous le nom de Jacques et avec le titre de roi, mais de roi détrôné, ennoblissoit au moins son premier exil en faisant sous Turenne l'apprentissage de la guerre, comme il devoit ennoblir le second par son courage et sa résignation.» Ibid.—Le duc d'York, avec son parent, le célèbre prince Rupert, qui avoit grade de maréchal de camp dans les armées du roi, commandoit les troupes irlandaises, au nombre de 1372 hommes, formant 28 compagnies, qui avoient été incorporés dans l'armée de Turenne. Memoirs of prince Rupert, 1849, in-8o, p. 321.
[63]: Marie d'Orléans, demoiselle de Longueville, née le 25 mars 1625. Elle épousa, en 1657, Henri de Savoie, duc de Nemours. Elle a écrit sur la Fronde des Mémoires qui ne vont pas, malheureusement, jusqu'à cette année 1655. Il eût été curieux de savoir si elle avoit aimé réellement le duc d'York.
[64]: Le duc de Glocester, né en 1640, et le dernier des fils de Charles Ier, dont, n'ayant que huit ans, il reçut les adieux suprêmes. Ce fut des trois frères le plus intelligent, le plus instruit et le plus sérieux. Il mourut le 3 sept. 1660.
[65]: «Parmi les plus connus en France des royalistes anglois qui se groupoient autour des princes exilés, il faut citer Montaigu, dont le nom se trouve mêlé à toutes les intrigues du temps, l'ami de Holland et de Buckingham, le chevalier passionné de Mme de Chevreuse, non moins dévoué à la reine de France qu'à celle d'Angleterre, qui devint dévot en vieillissant, et entra dans l'Église sous le nom d'abbé de Montaigu.» Rathery, loc. cit., p. 169. V. à la page suivante.
[66]: Le couvent de la Visitation, qu'elle avoit fondé trois ans auparavant, et où elle revint mourir en 1669, étoit le séjour préféré de la veuve de Charles Ier. Elle n'étoit pas là beaucoup plus riche que pendant l'hiver de 1649, alors que le cardinal de Retz avoit été obligé de lui envoyer du bois (Mémoires, collect. Petitot, 2e série, t. 44, p. 320). Quand vint le jubilé dont nous avons parlé, elle ne put y assister d'une façon digne d'elle. «Mme de Launay disoit une fois, écrit Tallemant, que la reine d'Angleterre, faute d'une chaise honnête, n'avoit pas fait le jubilé en chaise. «Je pensay, ajouta-t-elle, lui en faire faire une.» Histor., édit. in-12, t. X, p. 131.
[67]: Louis-Charles Gaston, marquis de la Valette, duc de Candale, mort en 1658. V. sur lui une note de notre édition du Roman bourgeois, p. 73.—Il fut pour beaucoup dans la conclusion du mariage du prince de Conti avec une des nièces de Mazarin; mais quand il dut lui-même faire un mariage semblable, l'affaire échoua.
[68]: C'est son fils qui épousa Hortense Mancini et devint duc de Mazarin.
[69]: Cette ville fut prise, en effet, trois jours après, c'est-à-dire le 14 juillet 1655, par M. de Turenne.
[70]: Cette paix du cardinal et du prince ne se fit pourtant qu'avec celle des Pyrénées, en 1659, après bien des difficultés de la part de Mazarin.