[144]: Le 18 juillet ils étoient à Angers, où ils repassèrent en s'en retournant le 25 janvier 1687. On peut lire, au sujet des fêtes qui leur furent données à l'arrivée et au retour, le registre du maire d'Angers, M. de la Feauté-Renou, dans les Archives de l'Hôtel de ville.

[145]: Dangeau (Journal, 2 oct. 1686) parle aussi du peu d'accueil qu'on leur fit à Orléans. Ils en furent mécontents, et ne se montrèrent guère plus satisfaits de la réception des autres villes. C'est à Versailles seulement qu'ils n'eurent plus à se plaindre: «Ils sont, dit Dangeau, charmés des bontés de Sa Majesté. Ils n'étoient pas si contents quand ils arrivèrent à Paris, parce que sur leur route il y avoit des lieux où ils n'avoient pas été trop bien traités, surtout à Orléans.»

[146]: La relation du Voyage des ambassadeurs de Siam, donnée en supplément par le Mercure galant, forme 4 vol. in-12.

[147]: Il étoit alors introducteur des ambassadeurs.

[148]: Ils en avoient besoin, car la populace se montra si peu respectueuse à leur égard, que Seignelay fut obligé d'écrire à la Reynie, pour qu'il prît à leur sujet quelques mesures contre les insultes de la foule. V. dans la Corresp. administ. de Louis XIV, t. II, p. 575, une lettre en date du 18 août 1686.

[149]: Ce château appartenoit alors à M. de Lyonne, ministre et secrétaire d'État.—Peut-être, toutefois, au lieu de Berny faut-il lire Bercy. La note suivante dira pourquoi.

[150]: Il ne s'agit pas ici du château de Rambouillet, mais de la maison des Quatre-Pavillons, que le financier Rambouillet avoit fait construire dans le faubourg Saint-Antoine, sur un emplacement écorné depuis par la rue de Bercy. (Sauval, t. II, p. 287.) Cette maison, qu'on n'appeloit que Rambouillet, et dont l'enclos produisoit les meilleurs fruits des environs de Paris, étoit l'endroit d'où partoient les ambassadeurs des puissances non catholiques pour faire leur entrée à Paris. Piganiol de la Force, Descript. de Paris, t. V, p. 103. M. Walckenaer a donné une intéressante description de cette maison et de ses jardins dans sa notice sur M. de la Sablière, dont Antoine Rambouillet étoit le père. Vie de plusieurs personnages célèbres, 1830, in-8, t. II, p. 208-209, 217.

[151]: Il a été dit plus haut qu'ils en avoient vingt. «Ils sont, dit Dangeau, trois ambassadeurs. Ils ont avec eux quatre gentilshommes et deux secrétaires, et mangent tous neuf ensemble. Le reste de leur suite n'est que de la valetaille.»

[152]: C'étoit alors Colbert de Croissy.

[153]: Il y avoit un peu plus d'un an que Louis XIV avoit envoyé le chevalier de Chaumont et l'abbé de Choisy au Siam, auprès du roi Tchaou-Naraia, pour lui rendre l'honneur qu'il lui avoit fait par l'ambassade de 1684, dont nous avons parlé. Partis de Brest le 3 mars 1685, nos ambassadeurs étoient de retour en France le 18 juin 1686, avec les nouveaux ambassadeurs siamois dont il est question en ce moment. Chaumont et Choisy publièrent chacun une relation du Voyage à Siam. Celle de l'abbé est la plus intéressante.