[154]: Artus de Lionne, l'un des fils du célèbre ministre Hugues de Lionne. Il étoit évêque de Rosalie et avoit été missionnaire en Chine. C'est lui et le père Tachard qui servoient de conducteurs et d'interprètes aux ambassadeurs. L'abbé de Lionne avoit été du voyage de Siam.

[155]: L'ancien hôtel du maréchal d'Ancre, rue de Tournon, près du Luxembourg. Il appartint ensuite à M. le duc de Nivernois, qui dut le reconstruire moins monumental, à cause des catacombes, dans lesquelles son poids l'avoit fait s'enfoncer. La duchesse douairière d'Orléans l'habitoit en 1814; il sert aujourd'hui de caserne à la garde de Paris. Nous avons déjà parlé de cet hôtel, t. IV, p. 80.

[156]: On les fit accompagner, même à la montée du grand escalier, par le bruit des tambours et des trompettes, «pour imiter, dit le marquis de Sourches, la manière du roi de Siam, qui ne descend jamais à la salle des audiences sans cette musique.» Mémoires, t. II, p. 162.

[157]: De Visé, dans sa 3e partie du Voyage des ambassadeurs de Siam en France, a donné une planche représentant ce «siége d'argent», comme l'appelle le marquis de Sourches. Mémoires, t. II, p. 162.

[158]: Il n'étoit, du reste, pas fâché d'être vu dans sa magnificence. Le marquis de Sourches a décrit l'habit qu'il portoit, habit fait exprès pour cette cérémonie, et qui, dit-il, valoit mieux que tout le royaume de Siam: «Il étoit à fond d'or, tout chamarré de diamants d'une grosseur prodigieuse.» Mémoires, t. II, p. 163.

[159]: Dangeau remarque, pour la plus grande gloire de son maître, qu'il n'ôta son chapeau qu'une fois ou deux. Journal, dimanche 1er sept. 1686.

[160]: De Vizé a donné l'analyse de ce Discours dans le Voyage des ambassadeurs de Siam en France, 2e partie, p. 343-348.

[161]: Il étoit alors capitaine des gardes en quartier.

[162]: Elle étoit accouchée la veille d'un nouveau fils, le duc de Berry. Elle ne vit les ambassadeurs qu'un peu plus tard, lorsqu'ils revinrent à Versailles. Elle les reçut en déshabillé magnifique, étant dans son lit «presque tout couvert d'un fort beau point de France.» De Vizé, t. II, p. 308.

[163]: Ils virent Monsieur et Madame à Saint-Cloud, où ils retournèrent le 7 pour le duc de Chartres.