[212]: Il ne faut pas le confondre avec le médecin Honoré Castellan, dont il sera parlé plus loin. Celui-ci est Pierre du Châtel, lecteur et bibliothécaire de François Ier, qui, évêque de Tulle, grand aumônier de France, mourut évêque d'Orléans en 1552.

[213]: Pierre Danès, qui fut premier professeur de grec au Collége de France.

[214]: Son père y avoit professé la jurisprudence, et il avoit à cœur que son fils fût instruit et même professât où lui-même avoit enseigné.

[215]: C'est en effet l'heure où la cloche sonnoit pour le réveil. A cinq heures, tout le monde devoit être rendu dans les salles, et assis sur la jonchée de paille qui servoit de litière scolastique. V. dans l'Hist. de Paris, par Félibien, t. III, p. 727, preuves, le règlement du collége Montaigu pour 1502.

[216]: «Le professeur, dit M. J. Quicherat, au t. I de son Histoire de Sainte-Barbe, savoit se traîner sur le livre, quel qu'il fût, qui passoit pour contenir la science. Il lisoit et ses élèves écoutoient, suivant l'expression employée alors pour dire faire un cours, suivre un cours.» H. de Mesmes a dit tout à l'heure que son frère et lui étoient auditeurs. Les premiers maîtres du collége Royal ne s'appelèrent pas professeurs, mais lecteurs.

[217]: Ces conférences étoient ce qu'on appeloit la réparation, exercice où les écoliers se recordoient l'un l'autre l'objet de la leçon supposée, jusqu'à ce qu'ils fussent en état de la répéter dans les mêmes termes.

[218]: Ces lectures par forme de jeu duroient une heure. C'étoit la seule récréation qui suivoit le dîner. «Elle ôtoit au diable, dit Robert Goulet en son Heptadogma, ch. 3, l'avantage de trouver les esprits inoccupés.»

[219]: Henry de Mesmes et sen frère n'etoient pas ce qu'on appeloit convicteurs ou portionistes, c'est-à-dire pensionnaires, ou boursiers. Ils étoient des martinets ou externes libres, la classe la plus nombreuse d'écoliers qui hantât alors les écoles.

[220]: Le savant Adrien Turnèbe, qui fut en effet professeur à Toulouse, avant de diriger à Paris l'imprimerie Royale, «pour les livres grecs».

[221]: Denis Lambin, qui après avoir professé à Toulouse, en même temps que Marot son ami, et plus tard son ennemi, suivit à Rome le cardinal de Tournon, et revint professer le grec à Paris, au collége Royal. Il resta l'ami d'Henry de Mesmes. Il lui dédia ses Commentaires sur Cicéron, et attesta dans l'épitre dédicatoire qu'il lui devoit ce que ses observations contenoient de meilleur.