[308]: M. Cousin, qui a cité ce passage (La Société françoise du XVIIe siècle, t. II, p. 195), pense avec quelque raison que ce cachet, au discret emblème, est une allusion évidente à celui que Conrart, le soir de la journée des Madrigaux, avoit donné à mademoiselle de Scudéry: «Le généreux Théodamas, en se retirant, avoit donné à Sapho je ne sais quoy, enveloppé d'un papier bien parfumé, à la charge qu'elle ne le regarderoit que lorsqu'il seroit parti. Ce je ne sais quoy estoit un cachet de cristal, gravé du chiffre de Sapho et du sien mêlés ensemble.»

[309]: C'est un mot que maître Isarn a trouvé dans Rabelais (liv. I, ch. 8, § 3, et liv. III, ch. 2). On appeloit ainsi une monnoie d'or fin qui eut cours depuis saint Louis jusqu'à Charles VII. Elle valoit 12 sols 6 deniers d'argent, et portoit sur la face un agneau, avec ces mots autour: Agnus Dei, qui tollis peccata mundi, miserere nobis.

[310]: Monnoie d'or qu'Édouard III fit frapper en 1344. On l'appeloit noble à cause de la pureté de son or, et à la rose parce que sur le revers elle portoit la rose de Lancastre et d'York. Dans les Bigarrures de Des Accords, 1608, in-12, p. 14, se trouve représenté un noble à la rose à l'effigie de Henri VIII; il valoit alors cent sous, d'après le taux réglé par l'ordonnance de 1532. Les plus beaux étoient les nobles de Raymond, qu'on appeloit ainsi parce qu'on croyait qu'ils avoient été faits avec l'or que Raymond Lulle avoit, par œuvre hermétique, fabriqué pour le roi d'Angleterre. V. Delecluze, Notice sur Raymond Lulle, p. 28.

[311]: Les passements d'or et d'argent venoient d'être interdits par l'ordonnance du 27 novembre 1660, et comme notre louis d'or, le billon, où l'on fondoit les pièces décriées, les attendoit. V. notre t. I, p. 224.

[312]: Les carrosses «où tant d'or se relevoit en bosse» étoient alors un luxe à la mode. Pendant la Fronde, on les avoit dédorés (Œuvres de Sarazin, 1696, in-8o, p. 383), mais ensuite ils ne brillèrent que de plus belle. En 1706, il fallut contre le scandale de leur dorure une défense du roi. (Corresp. administr. de Louis XIV, t. II, p. 829.)

[313]: Un petit roman satirique qui reprit, un peu modifié, le titre de cette pièce, ce qui l'a souvent fait confondre avec elle, bien qu'il lui soit très-postérieur, Le Louis d'or politique et galant, 1695, in-12, est aussi amer contre Louis XIV vieillissant qu'Isarn est ici flatteur pour sa jeune royauté.

[314]: Illusion à des fables, allégories et autres pièces faites sur ce sujet par Mlle de Scudéry ou à elles adressées. Dans le Recueil de vers choisis, 1701, in-8o, p. 123, on trouve, sous son nom, des stances avec ce titre: La Fauvette à Sapho, en arrivant à son petit bois, suivant sa coutume, le 15 avril.

[315]: Cette pièce est une des plus rares de celles qui ont été faites contre le maréchal d'Ancre et son entourage. Elle rappelle, par le tour qu'y prend la satire, cette épigramme contre l'abbé Terray, qui, suivant les Mémoires secrets, couroit Paris au mois de décembre 1774:

Grâce au bon roi qui règne en France,
Nous allons voir la poule au pot:
Cette poule c'est la Finance,
Que plumera le bon Turgot.
Pour cuire cette chair maudite,
Il faut la Grève pour marmite
Et l'abbé Terray pour fagot.

[316]: Si cette pièce eût été faite après l'assassinat de Concini, nous croirions qu'il y a encore ici une allusion. Le frère du capitaine des gardes, frère de Vitry qui porta le premier coup à Concini, s'appeloit Du Hallier. (Tallemant, édit. in-12, t. I, p. 192.)