[317]: C'est dans ce psaume que David parle le plus éloquemment des disgrâces qui l'accablent, et dont triomphent ses ennemis: Quoniam iniquitates meæ supergressæ sunt caput meum; et sicut onus grave, gravatæ sunt super me.» (Verset 5.)
[318]: Il s'agit du duc d'Epernon, qui cumuloit le gouvernement de Metz et celui de la Guienne, où se trouve Cadillac. Dans une autre pièce de la même année, Pasquin, ou Coq à l'asne de Cour, p. 12, il est aussi parlé des prétentions du duc à se faire roi dans son gouvernement de Metz:
Il est fin ce vieux roy de Mets....
Ainsy l'evesque de Coulongne
Autre fois se fist souverain.
[319]: On sait qu'il passoit publiquement pour complice de Ravaillac; on disoit même que c'est lui qui avoit porté au roy le dernier coup de couteau. La tragédie de Legouvé, la Mort de Henri IV, roule tout entière sur cette complicité de d'Epernon.
[320]: Il s'agit d'un des coglioni que le maréchal d'Ancre avoit à sa solde, et dont nous avons déjà parlé, t. IV, p. 19, 25; mais duquel est-il ici particulièrement question? Je ne saurois le dire, Le Pasquil Picard coyonnesque, 1616, in-8, p. 4. parle ainsi en son patois de la sequelle italienne que traînoit après soi Concini:
Ce conquerant et monarque d'Idée
Void tous les jours sa fortune en fumée
Assisté par un tas de mors de faim (sic)
Qu'il a choisi, achepté de sa main
Des thresors pris dans la Bastille.
Voyez qu'il a sa main habile
A bien compter et par millions
Soudoyer nombre de Coyons.
[321]: C'est le nom de Claude Mangot, fait tout nouvellement chancelier, qui se cache sous ces allusions à équivoques. Au commencement de l'année 1616, après la paix de Loudun, dont le renvoi du chancelier Sillery avoit été une des conditions, du Vair, président au parlement d'Aix, avoit été investi de cette charge. Quelques mois après il ne l'avoit plus, Mangot l'occupoit à sa place. La résistance de Du Vair aux volontés de la reine et du maréchal, qui avoient résolu l'arrestation du prince de Condé, et la complaisance de Mangot pour ce même désir, avoient fait la prompte disgrâce de l'un et l'élévation inattendue de l'autre. La place de secrétaire d'Etat, laissée vacante par Mangot, fut donnée à l'évêque de Luçon, qui, lisons-nous dans les Mémoires du maréchal d'Estrées, p. 324, «ne fut pas longtemps secrétaire d'Etat sans être considéré comme un homme rare, d'un mérite extraordinaire.» Vous avez reconnu Richelieu. Cela se passoit à la fin d'août 1616. Notre pièce, qui fait allusion à Mangot, comme chancelier, est donc des derniers mois de cette année-là.
[322]: Le célèbre père Cotton, jésuite, qui fut confesseur du roi jusqu'à l'assassinat du maréchal, accompli, comme on sait, au mois d'avril 1617.
[323]: Anne Mangot, frère du chancelier, qui, après avoir eu quelque part, comme négociateur, au mariage du roi et d'Anne d'Autriche, n'eut cependant pas d'emploi plus élevé que celui de maître des requêtes. Tallemant donne à entendre que c'était un assez faible esprit. (1e édit., t. IV, p. 51.)
[324]: Louis Dollé, intendant des finances, l'un des hommes qui étoient le plus à la complaisance de Concini, et par là le mieux en passe pour les hauts emplois. Peu s'en étoit fallu qu'il n'eût les sceaux, deux ans auparavant, au moment des États. Il fut grand bruit alors, d'après le Financier à Messieurs des Etats, 1614, in-8, p. 38, «de la promesse faicte au seigneur Louis Dollé, d'estre chancellier de France, de Navarre et des Roynes, à la première boutade du marquis, pour les bons advis et conseils qu'il baille contre les pouvoirs et authoritez.» Il mourut à la fin de 1616, peu de temps après la mention malveillante qui est faite ici de lui.