[342]: C'est le grand controversiste protestant, le Silésien Daniel Tilenus, qui vivait encore à cette époque. On l'accusoit d'avoir fait l'Anti-Coton, libelle alors fameux. V. le Borboniana, à la suite des Mémoires de Bruys, t. II, p. 271.

[343]: Encore un jeu de mots; cette loi Remnie n'est invoquée que parce que l'auteur du manifeste avoit renié notre cause.

[344]: Nous avons déjà dit plus haut que le principal prétexte allégué par le manifeste au sujet de la des Anglois à l'île de Ré étoit la défense des réformés.

[345]: Le manifeste déclaroit, en effet, que le roi de la Grande-Bretagne avoit recherché la sœur du roi de France, mais il ajoutoit que le mariage avoit eu lieu surtout pour que le roi fût mieux en état d'appuyer les François réformés.

[346]: V. à ce sujet une des pièces précédentes, p. 165-166.—Au chapitre VI des Mémoires du comte Leveneur de Tillières qui étoit alors notre ambassadeur à Londres, il est aussi parlé fort en détail de la mesure qui força les prêtres françois de s'éloigner du service de la reine femme de Charles Ier, et cette proscription y est en partie attribuée au duc de Buckingham. On conçoit d'autant mieux qu'il en soit fait ici mention. (Mém. inéd. du Cte Leveneur de Tillières, publiés par C. Hippeau, 1862, in-18, p. 88-150.)

[347]: Le manifeste se plaignoit de ce qu'au mépris des paroles données pour les réformés de La Rochelle, et des promesses faites au sujet de la démolition du fort Saint-Louis, dans l'île de Ré, non-seulement on l'avoit conservé, mais de plus qu'on avoit augmenté sa force, et même bâti d'autres forts dans l'île.

[348]: Frédéric V, électeur palatin, s'étant laissé faire roi de Bohême, avoit attiré contre lui toute la puissance des Impériaux, et dans une courte lutte, qui fut la première phase de la guerre de Trente Ans, il avait perdu ses deux couronnes d'électeur et de roi. Retiré en Hollande, puis à Mayence, avec sa femme Elisabeth d'Angleterre, sœur de Charles Ier, il mourut dans cette dernière ville, le 22 nov. 1632, peu de temps après la mort de Gustave-Adolphe, qui avoit entrepris pour son rétablissement ce que Francion conseille ici au roi d'Angleterre, et qui eût tenu complétement sa promesse sans le coup mortel dont il fut frappé à Lutzen.

[349]: Ce mot étoit depuis fort longtemps dans notre langue avec le sens de négociateur, et, moins noblement, d'entremetteur. On lit dans Commines (liv. III, ch. 8): «Le connestable de Saint-Pol vouloit tousjours estre moyenneur de ce mariage.» Et dans la traduction du Gusman d'Alfarache, par Chapelain (2e part., liv. III): «Sa bonne amie la moyenneuse de leurs plaisirs secrets.»

[350]: Le manifeste prétendoit que cette obéissance et complète soumission étoit obtenue, et par là les réformés s'étoient rendus dignes d'obtenir à leur tour ce qu'on leur avoit promis, notamment la démolition du fort Louis.

[351]: Sully ayant acheté, en 1597, du prince Charles de Gonzague, la principauté de Bois-Belle, en Berry, qui étoit totalement indépendante, y avoit fait construire une ville toute neuve, qui conserve encore aujourd'hui la physionomie de son époque, et que le vieil ami d'Henri IV avoit appelée Henrichemont, en l'honneur de son bien-aimé maître. Ce franc-fief ne fut réuni à la couronne qu'en 1766.