«A quand la noce? disaient les jeunes gens.

—Cela fera un beau couple, disaient les vieillards.

—Et ils auront beaucoup d’enfants, ajoutaient les commères.

—Il n’est pas malheureux! disaient les jaloux. Pour un Pingouin de rien, né on ne sait où et d’un œuf inconnu, une princesse! je crois bien qu’il accepte!

—Mariez-vous! mariez-vous! mariez-vous!» me disait-on de tous côtés.

Je me mariai donc.

Le beau-père fit tous les frais de la noce: car, en Pingouinie, les rois ont, comme les plus pauvres de leurs sujets, de quoi marier et doter convenablement leurs filles.

Et voilà comment je devins fils de roi, et voilà comment on fait de sots mariages; et c’est ainsi que tous mes tourments finirent par un malheur: car ma femme se trouva n’être pas trop bonne, et je ne fus guère heureux.

Aussi n’oubliai-je rien.

XIV