Ce ministre, Homme de doctrines absolues, sentait la nécessité de résister aux faits subversifs, et il se mit à rire de cette raillerie.

«Il est bien difficile, monsieur, reprit-il en prenant Marmus par le bras, que ce Zèbre, habitué à la température du centre de l’Afrique, vive rue de Tournon....»

En attendant cet arrêt cruel, je fus si affecté que je me mis à marcher naturellement.

«Laissons-le vivre tant qu’il pourra, dit mon maître effrayé de mon intelligente opposition, car j’ai pris l’engagement de faire un cours à l’Athénée, et il ira bien jusque-là...

—Vous êtes un homme d’esprit, vous aurez bientôt trouvé des élèves pour votre belle science des Instincts comparés, qui, remarquez-le bien, doit être en harmonie avec les doctrines du baron Cerceau. Ne sera-t-il pas cent fois plus glorieux pour vous de vous faire représenter par un disciple?

—J’ai, dit alors le baron Cerceau, un élève d’une grande intelligence qui répète admirablement ce qu’on lui apprend; nous nommons cette espèce d’écrivain un vulgarisateur...

—Et nous un Perroquet, dit le journaliste.

—Ces gens rendent de vrais services aux sciences; ils les expliquent et savent se faire comprendre des ignorants.

—Ils sont de plain-pied avec eux, répondit le journaliste.

—Eh bien! il se fera le plus grand plaisir d’étudier la théorie des Instincts comparés et de la coordonner avec l’Anatomie comparée et avec la Géologie; car, en science, tout se tient.