Nous avons la douleur d’annoncer que le prince Léo a été obligé de battre en retraite.
Une bonne pluie pourrait encore assurer le triomphe des bons principes.
L’armée de terre et l’armée d’air des révoltés ont pu opérer leur jonction. Elles marchent sur nous,—le bruit paraît se rapprocher,—les cris deviennent plus distincts,—il nous semble même entendre les mugissements du Buffle et le bruit des pas de l’Éléphant.—Le prince Léo vient d’être tué; parmi nos amis, ceux qui ne sont pas morts nous abandonnent. C’est à un gouvernement qui tombe qu’il faut demander ce que valent les dévouements politiques.—Entre les mains de l’esprit de parti tout devient une arme.—Le bureau des réclamations ne désemplit pas; le moment est bien choisi! L’émeute est là, à nos portes,—sous nos fenêtres,—partout.—L’émeute! Mais est-ce une émeute? est-ce une révolution?
C’est au péril de nos jours que nous informons nos lecteurs de ce qui se passe.
Hélas! le temps est superbe.—Le soleil est-il donc l’ennemi de tous les gouvernements légitimes?—Que ne pleut-il à torrents! Une bonne pluie pourrait encore assurer le triomphe des bons principes.
Qui sait à qui nous obéirons demain? qui sait...
NOTE DU GARÇON DE BUREAU.
—«Sachant combien mes chefs tenaient à ne pas laisser nos lecteurs le bec dans l’eau, je prends la liberté d’écrire à mon tour. Je ne m’arrêterai que quand on m’arrêtera.»—