Ces messieurs en étaient là quand la porte d’en bas vola en éclats: c’était l’Eléphant qui sonnait. La plume tomba des mains de M. le Perroquet, ses yeux se fermèrent comme s’il eût pensé à dormir, mais il n’y pensait pas.

M. le Singe courut à la fenêtre.

«Que voyez-vous? lui dit le Coq.

—Je vois trouble sur trouble, rassemblement sur rassemblement, complot sur complot, répondit le Singe en laissant tomber ses bras en Singe qui n’espère plus rien, et qui ne serait pas fâché de pouvoir s’en aller.

—Mille diables! ne cédons pas à la force! criait ce brave M. le Coq qui ne tremblait que de colère.

—Et à quoi diable céderions-nous, si ce n’est à la force? repartit le Singe qui, dans son désespoir, s’arrachait la barbe et se meurtrissait le visage.

Ces messieurs en étaient là, quand la porte d’en bas vola en éclats... C’était l’Éléphant qui sonnait.

—Quoi! s’écria le Coq en lui sautant au collet, vous auriez la lâcheté de donner votre démission?...

—N’en doutez pas, répondit le Singe qui devenait pâle comme ce papier: refuser ce que tous demandent, c’est remuer un nid de Guêpes. Si l’on m’y force, je ferai tout ce qu’on voudra; je...»