Nous le remerciâmes lors bien civilement, ainsi que vous eussiez fait, et ne lui répondîmes autre chose
«Qu'adieu, bonsoir et bonne nuit.
De votre page qui vous suit,
Et qui derrière vous se glisse,
Et de tout ce qu'il sait aussi,
Grand merci, monsieur d'Assouci.
D'un si bel offre de service,
Monsieur d'Assouci, grand merci.»
Notre lettre finira par ce bel endroit. Quoiqu'elle soit écrite de Lyon, ce n'est pas que nous n'ayons encore à vous mander les beautés du Pont-Saint-Esprit, des vins de Coudrieux et de Côte-Rôtie; mais, en vérité, nous sommes si las d'écrire, que la plume nous tombe des mains, outre que nous voulons avoir de quoi vous entretenir, lorsque nous aurons le plaisir de vous revoir. Cependant,
Si nous allions tout tous déduire,
Nous n'aurions plus rien à vous dira:
Et vous saurez qu'il est plus doux
De causer buvant avec vous,
Qu'en voyageant de vous écrira.
Adieu, les deux frères nourris
Aussi bien que gens de la ville,
Que nous aimons plus que dix mille
Des plus aimables de Paris.
DATE.
De Lyon, où l'on nous a dit
Que le roi, par un rude édit,
Avait fait défenses expresses,
Expresses défenses à tous,
De plus porter chausses suissesses.
Cet édit, qui n'est rien pour nous,
Vous réduit en grandes détresses,
Grosses bedaines, grosses fesses:
Car où diable vous mettrez-vous?
ADRESSE.
À messieurs les aînés Broussins.
Chacun enseignera la rue:
Car leur demeure est plus connue
Au Marais que les Capucins.
DE LANGUEDOC
et
DE PROVENCE
par