ROUEN.—LA CATHÉDRALE.


[CHAPITRE XXVI]

ROUEN MONUMENTAL

Sans les superbes monuments légués par le Moyen Age et par la Renaissance, on croirait parcourir une ville toute moderne, tellement sont rares les autres vestiges du passé. De grandes rues tracées en ligne droite et bordées de vastes maisons en pierre, ont pris la place de nombre de vieilles constructions en bois où, si facilement, le feu, chaque année, exerçait ses ravages. A peine, çà et là, retrouve-t-on quelque façade intéressante. Le plus souvent, elle est mutilée pour les besoins de l'appropriation actuelle.

En revanche, l'hygiène semble faire, à Rouen, de grands progrès. L'eau coule un peu partout, tant de fontaines bien installées que de bassins destinés à l'ornement de beaux jardins publics. Sous ce dernier rapport, le jardin Solférino, très ombreux, très pittoresque, et le jardin de l'Hôtel-de-Ville, attenant à l'église Saint-Ouen, vaste, bien aménagé, sont les plus remarquables. Le Jardin des Plantes mérite une mention toute particulière.

La ville revêt ainsi un air soigné et jeune, fort engageant pour ses visiteurs dont, après tout, la sympathie pour les choses du passé trouve largement à se satisfaire.