Le frère de Basnage (1656-1720) fut, lui aussi, un écrivain et un savant de mérite.
Samuel Bochart (1599-1667), le plus grand orientaliste de son temps, possédait toutes les langues savantes asiatiques. C'est à lui que l'on doit un traité sur tous les animaux, plantes et minéraux, dont les Écritures font mention. On comprend sans peine que le patient érudit gagna à ces travaux l'innocente préoccupation de rattacher une origine hébraïque à toutes les langues, à toutes les sciences.
Le P. Daniel (1649-1728) a écrit une Histoire de France assez aride, mais exacte et qui obtint plus de succès que ses polémiques poursuivies, d'ailleurs, non sans verve et talent, contre Pascal et Descartes.
Le P. Sanadon (1673-1733) fut un latiniste élégant et pur. On sait avec quel soin, quel bonheur de recherches il a traduit Horace. Ses œuvres personnelles ne sont pas moins intéressantes.
Mme du Boccage (1710-1802) fut très louée en son temps, et elle n'eut rien moins, pour exalter ses travaux littéraires, que des amis comme Voltaire et Fontenelle. Beaucoup de partialité devait entrer dans ce favorable jugement, car il est difficile, aujourd'hui, de lire sans fatigue les Amazones ou même la Colombiade, son meilleur ouvrage.
Il en est tout autrement des écrits de Mme Leprince de Beaumont (1711-1780). A la vérité, l'auteur de tant de jolis contes borna son ambition et sut en faire passer la morale, la raison, grâce à un enjouement de bon aloi. Plus d'une génération enfantine lui est redevable de passe-temps joyeux.
INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE DE N.-D. DE BON-SECOURS.