Son fils unique ne lui survécut que peu de temps, mais le nom de Tourville restait gravé au livre immortel des gloires incontestées de la France.
Un autre nom surgit, entouré, celui-ci, du nimbe à demi fabuleux de l'épopée.
Elle semble empruntée aux romans de chevalerie, l'histoire de ces Hauteville, petits hobereaux normands qui, se souvenant des exploits des Harold et des Rollon partent, suivis de trois cents soldats, à la délivrance des empires, à la conquête des royaumes.
Le père de ces hardis guerriers, Tancrède de Hauteville, avait glorieusement servi le duc normand, Richard II.
Vieux et fatigué, il se retire dans son fief de Hauteville, près Coutances, où l'attendent douze fils courageux, intrépides, hardis comme lui.
Tancrède.
Ils ne resteront pas longtemps au manoir paternel, les aventureux jeunes hommes, car ils connaissent l'histoire de la délivrance du prince de Salerme par quarante pèlerins normands, et ils viennent d'apprendre que cinq autres compatriotes, cinq frères, ont su se faire une belle place dans l'Italie méridionale.