LE «FARMAN FARMA».—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
À TRAVERS LA PERSE ORIENTALE[2]
Par le MAJOR PERCY MOLESWORTH SYKES,
Consul général de S. M. Britannique au Khorassan.
III. — En Baloutchistan. — Le Makran: la côte du golfe Arabique. — Histoire et Géographie du Makran. — Le Sarhad.
Dans son premier voyage de 1893, le major Sykes partit de Kirman pour se rendre à Bouchir, sur le golfe Persique. De là, longeant les côtes du golfe, il arriva à Karatchi. Il repartit de ce poste pour son second voyage, que nous avons maintenant à raconter. Il était accompagné du major Brazier Creagh, du service médical de l'armée, de sultan Soukhrou, officier de la 3o de cavalerie du Pendjab, de deux sowars du corps des guides, et de deux domestiques hindous.—Nous lui rendons la parole:
INDIGÈNES DU BOURG D'APTAR, BALOUTCHISTAN (page [335]).—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
Partis de Karatchi, notre première étape fut Gwadour, possession du sultan de Mascate, où se réfugient de nombreux esclaves persans. Le lendemain, par un beau temps calme, notre vapeur entra dans la baie de Chahbar, qui est la plus sûre et la plus accessible de la côte. Elle est abritée de la mousson du sud-ouest par la terre d'Oman, du côté de laquelle s'allonge le promontoire de Ras-Koulab, tandis qu'au sud-ouest un long écueil forme un brise-lames naturel. Mais, avec une entrée large de 12 kilomètres et une profondeur d'une vingtaine de kilomètres, l'ancrage n'est que relativement sûr.