L'OASIS DE DJALSK QUI S'ÉTEND SUR 10 KILOMÈTRES CARRÉS EST REMPLIE DE PALMIERS-DATTIERS ET COMPTE HUIT VILLAGES (page [342]).—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
À TRAVERS LA PERSE ORIENTALE[3]
Par le MAJOR PERCY MOLESWORTH SYKES,
Consul-général de S. M. Britannique au Khorassan.
IV. — Délimitation à la frontière perso-baloutche. — De Kirman à la ville-frontière de Kouak. — La Commission de délimitation. — Question de préséance. — L'œuvre de la Commission. — De Kouak à Kelat.
FEMME PARSI DU BALOUTCHISTAN.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
J'étais à Kirman en décembre 1895. Depuis quelques mois, des négociations s'étaient engagées avec le Gouvernement persan, au sujet de la délimitation du tronçon de frontière mal défini qui va de Kouh-i-Malik-Sia à Kouak; mais l'hiver avait commencé sans que l'on fut arrivé à une solution définitive. Cependant, dans les derniers jours de décembre, le commissaire persan Ali-Achraf Khan, qui portait le titre d'Ikticham-u-Nizara, passa par Kirman, et, quelques jours après son départ, on me télégraphiait de Téhéran ma nomination au poste d'assistant-commissaire. Ma sœur, plutôt que de profiter d'une offre que lui fit lady Durand de venir chez elle, préféra braver la fatigue d'un voyage absolument dépourvu de confort.
Les préparatifs furent compliqués: le voyage était long, il fallait prévoir des provisions de fourrage pour la route, des chameaux supplémentaires prêts à le transporter, déterminer les points d'eau, etc. En outre, nos domestiques étaient hostiles à l'idée de voyager dans le Baloutchistan et avaient besoin de beaucoup d'encouragements.