Depuis Zangomero jusqu'aux frontières de l'Ounyanyembé, sur une ligne de plus de cent vingt lieues, nous avions traversé bien des têtes de vallées s'ouvrant au sud, et portant leurs eaux au Loufidji, ce fleuve que, dès 1811, le capitaine Hardi, de la marine de Bombay, a signalé comme une des grandes artères de l'Afrique centrale. Que de fatigues seront épargnées à ceux de nos successeurs qui pourront profiter de cette voie naturelle!

Traduit par Mme H. Loreau.

(La suite à la prochaine livraison.)

Paysage dans l'Ouanyamouézi.—Dessin de Lavieille d'après Burton.

VOYAGE AUX GRANDS LACS DE L'AFRIQUE OCCIDENTALE,
PAR LE CAPITAINE BURTON[11].
1857-1859

Arrivée à Kazeh. — Accueil hospitalier. — Snay ben Amir. — Établissements des Arabes. — Leur manière de vivre. — Le Tembé. — Chemins de l'Afrique orientale. — Caravanes. — Porteurs. — Une journée de marche. — Costume du guide. — Le Mganga. — Coiffures. — Halte. — Danse.

«Avant d'arriver dans l'Ounyanyembé, nous avions à franchir une forêt que de nombreux vols et d'horribles assassinats ont rendue l'effroi des caravanes. On y dévalisa l'un de nos porteurs qui était resté en arrière, puis on lui cassa la tête à coups de bâton. Si triste que fût l'événement, c'était nous en tirer à peu de frais, si l'on considère qu'un seul Arabe se plaignait d'avoir perdu, à différentes reprises, cinquante charges d'étoffes et cinquante porteurs.