Par ces bains continuels, nos habits, complètement mouillés, tombaient en lambeaux, et le soir, en pleine humidité, dans un campement où nous ne pouvions nous réchauffer, nous sentions, aux fatigues de la journée, s'ajouter des accès de fièvre paludéenne, contre laquelle la volonté demeure impuissante. Chaque jour, nouvelles fatigues, nouvelles privations, et toujours la fièvre revenait plus tenace. Heureusement, la Mission touchait à sa fin.
Encore deux jours.... Memni..., et le lendemain, après un voyage effectué aussi rapidement que possible, nous arrivions enfin, le 4 avril, à Petit-Alépé, heureux de saluer, en ce point, notre retour aux pays civilisés, et pouvant, par ses ressources et ses communications avec Grand-Bassam, nous faire oublier nos privations de la brousse.
Oh! ces beaux jours passés à Petit-Alépé, pendant lesquels, oublieux des fatigues supportées et déjà loin de nous, nous vivions des souvenirs de la brousse, des bons et surtout des mauvais jours, entrevoyant déjà notre retour à Bassam, et de là, en France!
(À suivre.) Dr Lamy.
TAM-TAM DE GUERRE À MOPÉ.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
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