PIROGUIERS DE LA CÔTE D'IVOIRE PAGAYANT.—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
SOUVENIRS DE LA CÔTE D'IVOIRE[2]
Par le Docteur LAMY
Médecin-major des troupes coloniales.
III. — Rapports et résultats de la Mission. — Valeur économique de la Côte d'Ivoire. — Richesse de la flore. — Supériorité de la faune.
ALLOU, LE BOY DU DOCTEUR LAMY. D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.
Encore quelques jours de travail, et les plans et levés étaient terminés; les rapports, dans lesquels se condensaient les travaux et les résultats de la Mission, pouvaient être considérés comme achevés; les résultats étaient des plus satisfaisants.
Grâce à la prodigieuse activité du chef de Mission, qui sut distribuer à chacun sa besogne selon ses aptitudes et tirer de tous le maximum d'efforts, sans jamais dépasser les bornes de la résistance humaine, plus de 700 kilomètres avaient été levés et venaient compléter la carte de la Côte d'Ivoire, dont tout le pays attié était jusque-là tout à fait inconnu. De ces 700 kilomètres, une grande partie en avait été chaînée et étudiée de façon à établir un avant-projet de chemin de fer. Quant à l'itinéraire Petit-Alépé-Mopé (106 kilomètres), il avait été complètement levé à la planchette et piqueté. Entre ces deux points, une tranchée continue, de 3 mètres de largeur, avait été faite en pleine forêt à la hache et au coupe-coupe, et des reconnaissances transversales, exécutées tout le long de cette tranchée, avaient permis de connaître suffisamment le terrain pour que l'établissement immédiat de la voie ferrée fût possible.
Le terrain de la Côte d'Ivoire présente une telle uniformité de constitution et d'ondulation que, des études précises faites sur l'itinéraire Alépé-Mopé, il était facile de tirer des conclusions identiques pour les tracés du capitaine Thomasset vers le N'zi, et du capitaine Crosson-Duplessis, dans le Morénou.