TOME XI, NOUVELLE SÉRIE.—13e LIV. No 13.—1er Avril 1905.

BALKIS ÉVEILLE, DE LOIN ET DE HAUT, L'IDÉE D'UNE TAUPINIÈRE (page [147]).—D'APRÈS UNE PHOTOGRAPHIE.

D'ALEXANDRETTE AU COUDE DE L'EUPHRATE[1]
(SYRIE DU NORD ET MÉSOPOTAMIE OCCIDENTALE)
Par M. VICTOR CHAPOT membre de l'École française d'Athènes.

II. — Ma caravane. — Village d'Yazides. — Nisib. — Première rencontre avec l'Euphrate. — Biredjik. — Souvenirs des Hétéens. — Excursion à Resapha. — Comment atteindre Ras-el-Aïn? Comment le quitter? — Enfin à Orfa!

STÈLE HITTITE. L'ARTISTE N'A EXÉCUTÉ QU'UN PREMIER RAVALEMENT (page [148]).

À mon premier passage à Alep, je n'ai pas eu la fortune de rencontrer notre consul, M. Pognon, l'éminent orientaliste, si au courant du monde musulman. Il venait de s'absenter; son chancelier, M. Guys, n'a pas ménagé ses peines pour m'être utile. Une seule visite officielle, chez le pacha militaire: un petit homme gros et court, sanguin, au profil aquilin, vif de gestes et d'allure, célèbre, lui aussi, dans les affaires arméniennes, malgré une certaine retenue; c'est l'homme, non du massacre en grand, mais des exécutions particulières, compliquées d'intrigues. Disposant de la force armée, il met à mon service deux soldats, car la route de Mardin n'est pas sûre, et c'est de ce côté que je me dirige par un détour.