M. F. Halévy.
Je passe rapidement, et pour cause, sur la villanelle du second acte et sur la chanson d'Isabelle: ces deux morceaux n'ont pas, ce me semble, le caractère qu'ils devraient avoir, ou, pour mieux dire, ils n'en ont aucun. La romance du roi mérite le même reproche. Il y a dans la scène qui suit, entre Charles VI et Odette, une phrase fort jolie, sur ces paroles
Ah! qu'un ciel sans nuage
Pour les regards est doux! Et quelle volupté
De se ranimer sous l'ombrage,
A l'air pur de la liberté!
Seulement la difficulté de faire entrer le second vers dans une période en quatre membres s'y fait cruellement sentir. Etait-il donc si difficile de disposer autrement les paroles, et de mettre là quatre vers de même mesure? Le duo des cartes est d'un bon effet; mais l'honneur en revient beaucoup moins, selon moi, au compositeur qu'à madame Stoltz et qu'à la scène elle-même. C'est le poète, ici, qui a porté le musicien.
Le seul passage un peu saillant du troisième acte est le début du quatuor:
Dieu puissant! favorise