Première Vue du Salon carré.

812 Le Christ au tombeau, par Marquis.
188 Saint Louis après le combat de la Massoure, par Casey.
365 Jésus s'étendant sur la croix, par Dubouloz.
60 Combat devant la Corogne, par Bellange.
779 Le duc d'Orléans aux Portes-de-Fer, par Lepaulle.
711 Jésus mis au tombeau, par Latil.
904 Un rêve de bonheur, par Papety.
527 Saint Germain, évêque d'Auxerre, par Goyet.
875 Sainte Thérèse, par Molin
669 Vue du château de Chenonceaux par Justin Ouvrie.
1040 Tête d'étude, par Rolland.
1007 La Solitude, paysage, par Renoux.

Nous ne ferons point de catégories; le public, entrant au salon, regarde ce qui s'offre devant ses yeux; il ne s'inquiète pas d'avoir vu d'abord toutes les toiles historiques, avant de passer à l'examen des paysages; d'avoir épuisé les tableaux de genre, avant d'en venir aux marines. Pourquoi la critique changerait-elle ce beau désordre en un cabinet de collections, remettant chaque chose à sa place, et ne voulant pas que les yeux puissent se reposer d'une bataille sur un bouquet de fleurs, d'une descente de croix sur des figures amoureuses ou de verts ombrages? Suivons la promenade telle qu'on nous l'a faite, en nous rappelant cette profonde vérité de Bilboquet: «Le changement est la source de la variété;» n'imitons pas, enfin, les Hollandais, qui mettent toutes leurs roses dans une allée, toutes leurs tulipes dans une autre, et regrettent sans doute de ne pouvoir pas, pour plus de précision, ranger chaque espèce de fleurs dans une armoire particulière, comme les hannetons et les minéraux des naturalistes.

Salon carré.--Le tableau qui s'offre d'abord aux yeux est le Rêve de bonheur, de M. Papety:

« . . . Ce sont, au plus frais d'un jardin,

Des couples amoureux assis sur l'herbe molle,

Négligemment vêtus de vestes de satin,

Causant d'amour, dansant ou jouant de la viole...

Oh! les charmants tableaux! que ces gens sont heureux!