Le Livre III colonisation indigène est consacré aux mêmes questions qui font l'objet du livre deuxième, seulement ces questions se rattachent à la population indigène.
La Conclusion renferme l'examen spécial d'une question naturellement touchée et soulevée dans toutes les autres parties, celle du gouvernement de l'Algérie. M Enfantin indique ses rapports avec le gouvernement central, la nature et les limites de ses attributions, et sa hiérarchie supérieure, politique, militaire et administrative, relativement aux colonies européennes et aux tribus indigènes; enfin, il expose l'organisation spéciale des villes d'Algérie, de leur population indigène et européenne, dans le but de compléter ce qui, dans le cours de l'ouvrage, a été plus particulièrement présenté comme relatif aux tribus indigènes et aux colonies agricoles, civiles ou militaires, fondées par la France.
Quoi que soit le sort réservé dans l'avenir aux projets de K. Enfantin, nous devons, dès aujourd'hui, nous empresser de reconnaître que la Colonisation de l'Algérie est un de ces ouvrages utiles, pleins de faits et d'idées, qui honorent leur auteur, et qui se recommandent d'eux-mêmes à l'attention de tous les hommes.
Histoire des Invasions des Sarrasins en Italie, du septième au onzième siècle; par César Famin. Tome 1er. in-8 de 27 feuilles 1/4.--Paris, 1843. Didot. 6 fr.
Cet ouvrage fut commencé en 1833, à Palerme et à Naples, où son auteur fit un séjour de huit années. Des circonstances extraordinaires avaient empêché M. César Famin de le continuer et de l'achever. Enfin il a pu reprendre ses travaux, si longtemps interrompus, et il vient de publier un premier volume.
L'Histoire des Invasions des Sarrasins en Italie se divisera en trois parties: dans la première, M. César Famin tracera l'histoire des différentes incursions faites par les Arabes d'Asie et d'Afrique, tant sur le continent, de l'Italie que sur les îles qui en dépendent, depuis l'année 632 jusqu'à l'année 1242. Cette première partie doit indiquer les dates précises des épisodes les plus importants, appeler sur la scène les principaux acteurs de ce grand drame, et relever, en passant, les erreurs plus ou moins graves dans lesquelles sont tombés la plupart des auteurs arabes ou occidentaux dont les écrits se rattachent au même sujet. La seconde partie sera consacrée à l'examen de la condition religieuse des Italiens pendant la domination des Arabes, du droit civil et criminel des Arabes, du mode d'administration, des impôts, de la division territoriale, du sort des esclaves, du partage du butin, de la valeur et de l'espèce des monnaies. Enfin, dans la troisième partie, l'auteur recherchera les traces de l'influence des Arabes sur l'Italie et sur ses habitants.
Le tome 1er, qui vient d'être publié, contient sept chapitres de la première partie intitulée Histoire.--Le chapitre premier a pour titre: Esquisse sommaire de l'histoire des Arabes et de celle des Italiens au moment où commencèrent les invasions.--Les six chapitres suivants embrassent la période de temps qui s'étend depuis les premières courses des Sarrasins, en 632, jusqu'à la mort du pape Jean VIII, en 885.
De l'Idiotie chez les Enfants, et des autres particularités d'intelligence ou de caractère qui nécessitent pour eux une instruction et une éducation spéciales; de leur responsabilité morale; par Félix Voisin, médecin en chef de l'hospice des aliénés de Bicêtre. Une brochure in-8 de 124 pages.
--Paris, 1843. Baillière.
Le Conseil général des hospices vient de prendre en considération particulière la seule et dernière classe des aliénés, qui, jusqu'à ce jour, était restée en quelque sorte dans l'oubli, celle des enfants idiots; il a pensé qu'il y avait des distinctions à faire et à établir entre les individus compris sous cette fatale dénomination, et qu'il était possible d'en appeler quelques-uns à une partie de l'existence intellectuelle et morale propre à l'humanité; en conséquence, il a voulu que les idiots qui peuvent présenter quelque prise à l'action des modificateurs externes, reçussent les bienfaits d'une instruction et d'une éducation spéciales, et il a nommé tout récemment, à Bicêtre, un instituteur qui, sous la direction et la surveillance des médecins en chef de l'hospice, pût exclusivement se consacrer à ces fonctions honorables.