Ce volume, divisé en treize chapitres, se compose des biographies de tous les speakers qui ont présidé la chambre des communes pendant ces 39 années, et de celle des principaux lawyers, ou jurisconsultes qui y ont jeté quelque éclat, Somers, sir Robert Sawyer, sir William Williams, Robert Priée, sir Bartholomew Shower et lord Lechmere. On y trouve en outre trois curieux chapitres sur les divers privilèges dont jouissaient les membres de la chambre des communes. Mais, nous le répétons une fois encore, pourquoi cette compilation a-t-elle pris un si beau titre?
Les Annales du Parlement français, ou Compte-rendu méthodique des débats de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés, publié par une société de publicistes, sous la direction de M. Fleury (4e année de la publication). Chaque année, 1 volume in-4° du prix de 25 fr.--Chaque discussion se vend séparément 25 cent. la feuille. Paris, Firmin Didot.
MM. Firmin Didot suivent, depuis quatre années, l'exemple que leur avait donné le libraire Hansard: à la fin de chaque session ils réimpriment, en un beau volume in-4º, les Parliamentary debates des Chambres françaises. Cette publication, faite avec le plus grand soin, ne pouvait manquer d'obtenir un grand succès. D'une part, en effet, elle s'adresse non-seulement aux pairs et aux députés, mais aux administrateurs, aux jurisconsultes, à tous les hommes qui se livrent à des études sérieuses sur la politique, la législation, et à l'économie politique; d'autre part, elle ne peut être remplacée par aucune collection, car elle est conçue sur un plan entièrement nouveau. Tandis que toutes les autres publications périodiques offrent, pour chaque session, une série de séances, les Annales du Parlement français offrent, pour la même période, une série de discussions complètes. Tout ce qui concerne le même sujet, depuis la première présentation du projet jusqu'au dernier vote, est réuni sans interruption. Les exposés des motifs et les rapports dans les deux Chambres sont transcrits in extenso. Les discours prononcés sont tantôt reproduits en entier d'après le Moniteur, tantôt analysés avec soin, le plus souvent en conformité des procès-verbaux qui offrent la meilleure garantie d'exactitude et d'impartialité. Les textes des projets présentés, amendés et votés, sont transcrits en entier sur plusieurs colonnes, de manière que l'oeil peut suivre facilement les transformations subies dans la discussion.
Chaque volume comprend ainsi une session entière; mais pour que cette classification méthodique ne fasse pas perdre de vue l'ordre naturel des débats, les sommaires des séances, en ordre chronologique, indiquent tous les travaux des deux Chambres et tous les noms des pairs et des députés qui ont pris part aux débats.
Enfin des tables alphabétiques permettent de rechercher facilement les travaux des deux Chambres et de chacun de leurs membres.
Des Monts-de-Piété et des Banques de prêt sur nantissement en France, en Belgique, en Angleterre, en Italie, en Allemagne, par A. Blaize. 1 vol.. in-8° de 440 pages. Paris, 1843. Pagnerre, 9 francs.
Frappé des inconvénients et des abus actuels des Monts-de-Piété, M. A. Blaize a consacré plusieurs années de sa jeunesse à examiner cette question, qui intéresse à un si haut degré la condition présente et peut-être même l'avenir des classes inférieures. Il a réuni en un seul volume une masse énorme de documents inédits ou disséminés dans de nombreux ouvrages; mais il ne s'est pas contenté de signaler le mal, il a en outre essayé d'indiquer les remèdes capables de le guérir. Le livre qu'il vient de publier est tout à la fois un ouvrage de statistique et de théorie, qui s'adresse aux hommes sérieux et positifs. Toutes les réformes qu'il propose sont, non-seulement possibles, mais immédiatement réalisables.
M. A. Blaize a divisé son travail en trois parties. La première comprend l'histoire des banques de prêts sur nantissement depuis le Moyen-Age jusqu'à nos jours Un fait curieux, l'apparition des aventuriers italiens désignés, au Moyen-Age, sous le nom de Caoursins et de Lombards, et qui paraissent avoir été d'abord les agents de la cour de Rome, l'a conduit à des recherches du plus haut intérêt pour l'histoire des finances et de l'économie politique. Ainsi M. Blaize a surtout puisé aux sources officielles; les ordonnances du Louvre lui ont fourni des matériaux précieux.
La seconde partie est consacrée à l'examen de l'organisation des Monts-de-Piété en général, mais principalement de celui de Paris, le plus considérable de tous. M A. Blaize a étudié ses opérations dans le plus grand détail, et s'est appuyé uniquement sur les comptes administratifs. Il discute avec un soin tout particulier la question des commissionnaires, débattue depuis plusieurs années entre eux et l'administration, et dont la solution, quelle qu'elle soit, ne peut être éloignée et exercera une grande influence sur l'avenir du Mont-de-Piété. Est-il nécessaire d'ajouter qu'il considère en fait et en droit leur suppression «comme chose juste, utile et légale.»
Dans la troisième partie, M. A Blaize expose et développe les réformes qu'il voudrait voir introduire dans le régime des Monts-de-Piété. Les institutions ne sauraient rester stationnaires; elles doivent se mettre en harmonie avec le développement progressif des sociétés. M. A. Blaize propose douze réformes principales qui feraient, dit-il, des monts d'impiété, comme les appelait Nicolas Barianno, des banques populaires et de véritables institutions de bienfaisance et contiendraient le germe d'une transformation sociale.