Que la quantité d'acide carbonique exhalée par le poumon dans un temps donné? varie en raison de l'âge, du sexe et de la constitution des sujets.

Chez l'homme, la quantité d'acide carbonique exhalée va croissant de huit à trente ans, puis décroît à partir de cet âge, et surtout après quarante ans. Cette quantité va de 5 grammes 12 g. 2 de carbone par heure de huit à trente ans, et de 10 g. 1 à 5 g. 8 de quarante à cent deux ans.

Chez la femme, la quantité d'acide carbonique exhalée va en croissant jusqu'à la puberté, puis s'arrête au moment où les menstrues s'établissent, et demeure au chiffre de 6 g. 1 de carbone pour une heure, comme chez les enfants, jusqu'à l'époque où les menstrues cessent; elle augmente alors pendant quelque temps, et parvient à 8 g. 1 de carbone, puis de nouveau décroît sous l'influence de l'âge.

La suppression des menstrues par maladie ou par grossesse amène aussi l'augmentation de la quantité d'acide carbonique exhalé par le poumon.

Enfin, dans les deux sexes, cette quantité est d'autant plus grande que la constitution est plus forte et le système musculaire plus développé.

M. Perry a présenté un Mémoire intéressant sur la part qu'on doit, suivant lui, accorder à la rate dans l'étiologie et la thérapeutique des fièvres intermittentes.

Plusieurs Mémoires de chirurgie et d'anatomie ont été lus par MM. Velpeau, Bégin, Hubert de Lamballe, Amussat et Leroy-d'Etiolles.

Ou croyait en avoir fini avec l'arsenic, mais point du tout; il a fallu que l'ancienne commission nommée vers l'époque d'un procès fameux s'occupât de nouveau de cette substance redoutable.

M. de Gasparin avait communiqué à l'Académie une note d'où résultait ce fait, que les moutons et les boeufs semblaient peu sensibles aux effets toxiques de l'arsenic, et que l'acide arsénieux à haute dose était, chez ces animaux, un moyen thérapeutique fort utile dans certaines affections de la poitrine.

La commission ne s'est pas encore prononcée; mais, au milieu des notes et des mémoires que cette communication a fait pleuvoir sur le bureau de l'Académie, un travail de MM. Plandin et Danger semble établir que l'acide arsénieux est très peu absorbé par la muqueuse des voies digestives chez les moutons; que ces animaux supportent généralement assez bien l'ingestion de cette substance, mais qu'elle est inévitablement funeste pour eux quand on l'introduit dans l'économie en la plaçant sous la peau.