En 1839, le nombre des candidats pour l'École Polytechnique, inscrits à Paris, fut de 112
En 1840, il n'atteignit que 123
En 1841, il fut de 148
En 1842, il s'éleva jusqu'à 389
En 1843, il a dépassé 470

Il a donc presque quadruplé en quatre ans.

Pour l'École de Saint-Cyr, il a positivement quadruplé. En 1839, le nombre des candidats inscrits à Paris était de 62
En 1840, de 75
En 1841 (1er concours en février, motivé par les événements de 1840), de 196
En 1841 (2e concours normal, en juillet), de 199
En 1842, de 261
En 1843, de 300

Pour l'École Navale la progression est la même.

En 1839, le nombre des candidats inscrits à Paris était de 41
En 1843, il est de 140.

Les collèges Saint-Louis, Louis-le-Grand, Charlemagne sont toujours ceux qui fournissent le plus de candidats. L'aristocratique, le léger et spirituel Bourbon y compte à peine quelques représentants: la Chaussée-d'Antin se charge d'alimenter l'École de Droit. Parmi les institutions particulières, l'institution Sainte-Barbe, MM. Barbet, Parchappe, Debains, Loriol, envoient les plus nombreuses phalanges.

Sans doute on ne peut que se féliciter pour la force des études de cette concurrence, qui pousse tant de jeunes gens sur le seuil des Écoles du gouvernement. Mais n'y aurait-il pas un regret de voir s'encombrer ainsi la carrière qui offre en perspective les emplois salariés par l'État, et n'y aurait-il pas un danger dans le désappointement des concurrents malheureux dont l'avenir doit changer après de si dignes études spéciales?--Or il faut s'attendre que le nombre en soit grand; si les concurrents se multiplient, les places ne se multiplient pas dans la même proportion.--Il faut donc le répéter: Il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus.

La Chapelle Saint-Ferdinand, à Sablonville

ANNIVERSAIRE DU 13 JUILLET.