L'Histoire et la description naturelle de la commune de Meudon se divisent en sept chapitres. Le 1er, intitulé Statistique, contient tous les renseignements désirables sur la situation, la population, les édifices, les établissements publics, l'industrie et le commerce de cette commune, la constitution physique et morale des habitants. Dans le 2e, consacré aux Détails historiques, M. Robert raconte l'histoire du Village et du Château depuis leur fondation jusqu'à la catastrophe du 8 mai 1842. Le 3e a pour titre et pour sujet la Forêt; le 4e, le 5e et le 6e traitent de l'Agriculture, de la Zoologie et de la Géologie. Enfin le chapitre 7e et dernier s'occupe de la Météorologie, des Maladies et de divers phénomènes physiques qui ont eu lieu sur le territoire de la commune.

Comme on le voit par cette analyse rapide, cet ouvrage de M. le docteur Robert s'adresse non-seulement aux habitants du village de Meudon et des villages voisins, mais à toutes les personnes qui voudront faire une promenade instructive sous les beaux ombrages si justement renommés de leurs magnifiques forêts.

Leçons élémentaires de Botanique, fondées sur l'analyse de 50 plantes vulgaires et formant un traité complet d'organographie et de physiologie végétale, à l'usage des étudiants et des gens du monde; par M. Emm. Le Maout, docteur en médecine, ex-démonstrateur de botanique à la Faculté de Médecine de Paris. 1 beau vol. in-8, divisé en deux parties, illustré d'un atlas de 50 plantes et de 500 figures intercalées dans le texte.--Paris, 1843. Fortin-Masson.

Cet ouvrage, destiné aux gens du monde et aux étudiants qui veulent s'instruire seuls, n'est pas un essai de méthode; c'est, si nous en croyons son auteur, «un enseignement confirmé par l'expérience et le succès, mis en pratique depuis plusieurs années dans des leçons orales, appliqué à de nombreux élèves des deux sexes, dont l'esprit, débarrasse dès l'abord de la nomenclature et des études microscopiques, est promptement devenu capable d'aborder les plus hautes questions de la science.»

M. Emm. Le Maout emploie, pour enseigner la botanique, le système suivant: il choisit, comme sujets d'études, cinquante végétaux croissant partout, végétant, fleurissant, fructifiant pendant les trois mois de la belle saison, depuis le milieu de mai jusqu'au milieu d'août. Ce sont des espèces offrant toutes les modifications de formes, dont l'étude philosophique, savamment approfondie dans ces derniers temps, a jeté de si vives lumières sur l'organographie végétale; puis, prenant tour à tour pour type celle de ces cinquante plantes qui offre sous le point de vue le plus favorable la partie qu'il veut faire connaître, il la compare avec les autres, et observe ainsi chaque organe dans ses dégradations insensibles, depuis le plus haut degré de développement jusqu'à l'état rudimentaire.

Ces premières études achevées, M. E. Le Maout met entre les mains de l'élève un instrument d'optique plus grossissant que la loupe commune; puis, après quelques recherches d'anatomie fine, il étudie les phénomènes physiologiques, et se trouve ensuite amené naturellement à l'exposition des préceptes généraux de l'agriculture et de l'horticulture. Enfin il arrive aux principes de la classification. «Or, on conçoit sans peine, dit-il, que celui qui connaît dans leurs plus minutieux détails cinquante plantes différentes, appartenant aux groupes les plus tranchés du règne végétal, connaît parfaitement cinquante familles, cinquante genres, cinquante espèces, et qu'avec ce fonds de connaissances acquises, il lui suffira d'ouvrir la première Flore pour s'apercevoir que les déterminations les plus difficiles ne sont plus qu'un jeu pour lui.»

Les Leçons élémentaires de Botanique sont illustrées par un atlas de 50 plantes et de 500 gravures sur bois intercalées dans le texte--Ce n'est pas aux lecteurs de l'Illustration que nous aurons besoin d'énumérer et d'expliquer, pour les leur faire comprendre, les nombreux avantages d'un si indispensable accessoire.

Guide auprès des Malades, ou Précis des connaissances nécessaires aux personnes qui se dévouent à leur soulagement; par le docteur C. Saucerotte, médecin en chef de l'hôpital civil et militaire de Lunéville. Paris, chez Poussielgue-Rusand, rue Hautefeuille, 9. Lunéville, chez madame George. 1843. 2 fr. 75 c.

Qui n'a eu des malades à soigner? qui, en attendant l'arrivée du médecin, n'a regretté vivement, dans certaines circonstances, de ne pas savoir quel remède il fallait appliquer, quelles précautions il était nécessaire de prendre? Que de fois un malade a succombé, si ce n'est faute de soins, du moins victime de l'ignorance ou de l'imprudence des parents ou des amis qui se pressaient avec un zèle mal dirigé autour de son chevet!--Le Guide auprès des malades, que vient de publier M. le docteur Saucerotte, donnera désormais aux gens du monde les connaissances nécessaires pour soigner les malades dans tous les cas où leur manque d'instruction pourrait entraîner des suites fâcheuses. C'est un petit livre d'une utilité incontestable, qui devra désormais faire partie de toutes les bibliothèques de famille.

Réouverture du Musée royal.