Il est vrai de dire que nos bijoutiers ont tiré très-grand parti, pour la coquetterie moderne, des malachites, des grenats, et surtout des émaux.

Ainsi, pour attacher les guimpes un les fichus, on porte beaucoup d'épingles fond émail bleu, entourées du petites perles on de brillants; au milieu est une fleur en pierres pareilles à l'entourage;--puis des

bagues qui forment cachet, ou qui portent en relief des chiffres formés de diamants ou de perles;--des bracelets qui, en se détachant, deviennent échelles de corsage;--des épingles ou coulants pour bracelets, et des boucles de ceintures. Un noeud en malachite et grenat remplace la broche, qui ne se porte presque plus. La châtelaine, style Louis XV, que nous reproduisons est encore en vogue: elle sert à suspendre à la ceinture, montre, flacon, clef du coffre à bijoux, etc. Cette épingle est du temps de Louis XIII: elle est ornée d'émaux, de pierres taillées à facettes et en cabochon; les pendeloques sont en grosses perles. Et cette bague Pompadour, que le noeud qu'elle représente avait fait surnommer un attachement, ne nous rappelle-t-elle pas les charmantes coquetteries de nos aïeules? La mode des vieilleries a eu ses exagérations, mais celle-ci est vraiment charmante d'originalité.

On est revenu aussi au goût des vraies belles choses pour ameublement. Ainsi, plus de ces vieux meubles qui n'avaient dans les premiers temps que le prestige de la mode pour protéger leur caducité; plus de tapisseries fanées, de porcelaines cassées: tout cela a été remplacé par des meubles de Boule aux incrustations délicates et par des tapisseries modernes faites sur les anciens dessins.

De belles porcelaines de Sèvres, des groupes en vieux saxe, des figurines coquettes et mignardes, garnissent les étagères. Les bronzes les plus riches, les candélabres antiques, les coupes de Benvenuto, enfin des chefs-d'oeuvre qui seraient admirés dans le cabinet d'un antiquaire, ornent maintenant la demeure de l'artiste, de l'homme de goût et de la femme à la mode.

SOLUTION DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS L'AVANT-DERNIER NUMÉRO.

I. Pesez la bille d'ivoire dans l'air en la plaçant sur l'un des bassins d'une balance. Fixez-la ensuite, à l'aide d'un fil ou d'un crin et d'un peu de cire, au-dessous de ce bassin, et pesez-la entièrement plongée dans l'eau. Prenez les 21/11 de la différence entre les deux poids, et extrayez la racine cubique du résultat réduit en décimales. Vous aurez en décimètres et fractions de décimètre la longueur du diamètre cherché, si vos poids ont été rapportés au kilogramme pris pour unité.

Supposons, par exemple, que la bille pèse 307 grammes dans l'air, et, qu'en la plongeant dans l'eau, elle ne pèse plus que 55 grammes. La différence entre 307 et 55 est 252 grammes, dont les 21/11 donnent 572 grammes. Cette différence, considérée comme fraction du kilogramme, s'écrit ainsi: 0,572. Extrayez-en la racine cubique, c'est-à-dire cherchez le nombre qui, multiplié deux fois de suite par lui-même, donne pour produit 0,572, vous trouverez 0,85. Vous en conclurez que le diamètre de la bille est de 85 millimètres.

Si l'on trouve trop incommode, pour peser la bille dans l'eau, de l'attacher au bassin de la balance, ou pourra procéder autrement. On commencera par la peser dans l'air en même temps qu'un flacon ou un vase bien rempli d'eau. Puis on la plongera dans ce vase, ce qui déterminera la sortie d'un certain volume d'eau égal à celui de la bille, et on pèsera le tout dans ce nouvel état. On fera sur la différence des deux pesées les mêmes opérations que ci-dessus.