Ou sait que dès la plus haute antiquité, les Égyptiens conservaient leurs grains dans des cavités nommées silos, encore aujourd'hui fort en usage chez les Arabes de l'Algérie, comme dans tous les pays de l'Orient. Des essais auxquels se rattachent les noms de MM. Jacques Laffitte et Ternaux, ont été faits sous la Restauration pour introduire en France l'usage des silos; quoique les grains s'y conservent assez bien, l'usage, ne s'en est pas généralement répandu. Il y a pour cela une raison qui l'emporte sur toute les autres, une raison qu'il faudrait publier sur les toits pour forcer nos hommes d'État à en faire leur affaire principale, et nos agronomes à s'en occuper sans relâche: la France n'a pas de réserve de céréales. En temps de paix, elle se suffit tant bien que mal, grâce au secours des grains étrangers de la Baltique et de la Mer Noire, qui affluent à bas prix sur tout notre littoral; mais, qu'on le sache bien, en France, une guerre malheureuse, une ou deux mauvaises récoltes seulement, c'est la famine.
(Nous donnons aux lecteurs et lectrices de L'ILLUSTRATION le vaudeville final de l'opéra On ne s'avise jamais de tout, charmant pont-neuf, plein de cette bonhomie vive et franche qui distinguait la musique d'autrefois. MM. les vaudevillistes ne manqueront pas sans doute d'en tirer parti.)
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DEUXIÈME COUPLET LE MARQUIS. Cher docteur, voulez-vous suivre Le conseil de la raison? C'est de brûler votre livre Et d'oublier sa leçon. LE DOCTEUR. Oui, ma foi! Je vous crois; De ce soin je me délivre. Mais j'en vois Comme moi S'adonner à cet emploi: Vieux jaloux, Loups-garoux. Il vous faut apprendre à vivre, Comprenez, Retenez Qu'ici-bas vous vous damnez, Un enfant vient à bout, etc. |
TROISIÈME COUPLET LISE (AU PUBLIC). Avec l'espoir de vous plaire Nous rajustons aujourd'hui Un opéra centenaire En son temps fort applaudi. Les leçons. En chansons Parfois plaisent davantage; Les sermons Froids et longs Ici ne semblent pas bons. Si l'auteur, Par malheur, N'obtient pas votre suffrage, Il a tort; Mais encore, Ne le jugez pas à mort: Pardonnez à son goût Sa funeste méprise; Songez qu'on ne s'avise Jamais jamais de tout! |
MARGHERITA PUSTERLA.
Lecteur as-tu souffert?--Non.
--Ce livre n'est pas pour toi.