Débarquement de la reine Victoria.

Présentation à la famille royale.

Voiture du roi.

Le Tréport.--Départ de la reine d'Angleterre.

Il est difficile d'imaginer, si on a eu le bonheur de ne pas l'avoir lu, tout ce que cette visita produit de premiers-Paris dythirambiques, de rêves, d'espérances, d'allusions, de craintes, de railleries, de prévisions, de voeux, que sais-je encore? Depuis le prince de Joinville, qui s'est écrié, en parlant de cette visite: «C'est tout un poème!» jusqu aux plus burlesques parodies du Charivari et de la Mode, toutes les exagérations possibles, hostiles ou amies, ont été épuisées; depuis le Journal des Débats jusqu'au National, il n'est pas un point de la question politique qui n'ait été soulevé, examiné, débattu dans tous les sens, et, comme il arrive toujours, le problème est beaucoup moins clair après qu'avant la discussion. L'Illustration elle-même, qui, Dieu merci! n'a rien à débrouiller avec la politique, a dit aussi son petit mot samedi dernier; elle a été sobre cependant; mais la curiosité bien naturelle de ses lecteurs de province et de campagne ne lui permettait pas d'en rester là, et elle s'apprêtait à raconter les fêtes d'Eu à sa manière, lorsqu'il lui est arrivé une lettre qui a rendu tout article inutile.

Embarquement de la reine Victoria et du prince Albert.