| Nègres conduits à la côte. | Marché d'esclave. |
Le congrès de Vienne(4) n'ajouta aux divers résultats déjà obtenus par le cabinet de Londres qu'une déclaration solennelle dont nous avons eu déjà occasion de parler, admirable, et énergique protestation faite avec d'autant plus de bonne foi par la Prusse, l'Autriche et la Russie, que ses conséquences ne pouvaient porter aucune atteinte aux intérêts de leur commerce et de leur domination.
Pendant les Cent Jours, en 1815, Napoléon, mieux éclairé sur les véritables intérêts de la France et sur les exigences de l'opinion publique, fit plus de concessions qu'il n'en eut fallu en 1814 pour sauver son trône et sa dynastie. Un des premiers actes de son gouvernement (5) fui l'abolition complète de la traite. Louis XVIII confirma authentiquement cette résolution par le traité du 20 novembre 1815.
Note 4: 8 février 1815.
Note 5: Décret du 29 mars 1815, prohibant la traite, sous peine de confiscation de navire et de sa cargaison. Une ordonnance royale du 8 novembre 1817, convertie en loi le 15 avril 1818, a confirmé les termes du décret impérial, et a en outre, prononcé, contre tout capitaine de navire négrier, l'interdiction de son emploi.
Marchand d'esclaves.
Le Portugal et l'Espagne consentirent à restreindre encore la faculté qu'ils s'étaient réservée, soit en se soumettant à l'obligation d'interdire immédiatement la traite au nord de l'équateur, soit en rapprochant le terme où cette interdiction complète serait prononcée.