Il apprit de bonne heure à lire et à écrire. On eut quelque peine, il est vrai, à lui trouver une plume assez petite pour qu'il put s'en servir; enfin ou en vint à bout. Un jour, pendant qu'il écrivait un compliment à sa maman, une puce vint l'attaquer. Il se vit obligé de dégainer, car il avait une épée, et de tenir son ennemi en respect jusqu'à ce que sa bonne mère accourût à son secours.
Pendant ses récréations, il s'amusait souvent à contempler un papillon sur une rose.--Mais, hélas! il devint, connue beaucoup d'enfants envieux et gourmand, et il paya cher ces défauts.--On verra dans son histoire comment il tomba au milieu d'un pudding, puis au fond du gosier d'un meunier, puis dans le ventre d'un poisson, et par quelle série d'aventures il arriva enfin à la cour du roi Arthur, où il vécut longtemps, tantôt favori, tantôt prisonnier. La fortune ne corrompit point son cœur.--Il vint mourir aux lieux où il était né. Protégé par une fée puissante, il obtint sa liberté, et un jour il apporta à ses nous parents, qui le croyaient mort,
un louis d'or dont il avait eu le courage de se charger. Quand M. et madame Pouce furent revenus de leur étonnement, leur bon et illustre fils leur raconta ses aventures, que je ne saurais trop vous engager à lire et à donner en cadeau à tous les petits enfants de votre connaissance.
La Chine ouverte, aventures d'un Fan Kouei dans le pays de Tsin, texte par Old Nick, gravures par Auguste Borget (3).
Note 3: Cinquante livraisons à 30 centimes.--Paris 1844. Fournier. --Trois livraisons sont en vente.