MADAME TOUCHARD.--Il a été malade; il n'est pas encore bien remis.... ce pauvre chat! (Elle embraie son mari sur le front.)

M. TOUCHARD, à part.--On dirait qu'elle veut le préparer à une catastrophe.

MADAME TOUCHARD.--M. Rondin, j'espère que vous allez prendre le chocolat avec nous?

M. RONDIN.--Mieux que cela... je reste en ville tout le jour, pour quelques affaires; et comme je n'ai plus de domicile à Paris, je m'installe chez vous, et je m'invite à dîner.

MADAME TOUCHARD.--A la bonne heure... (Elle sort.)

M. TOUCHARD.--Mon cher ami, vous me faites un sensible plaisir en restant ici tout le jour... nous irons dîner au restaurant... A dater d'aujourd'hui, je ne veux plus prendre mes repas à la maison.

M. RONDIN.--Et pourquoi?...

M. TOUCHARD.--Pourquoi?... pour rien.

M. RONDIN.--Vous êtes fou!

MADAME TOUCHARD, rentrant.--Allons! à table... voici le chocolat fait de ma main... (Elle porte deux chocolatières qu'elle pose sur la table, et place les tasses et le beurre.)