Duel entre deux fanfarons andalous: Scène de Contrebandiers espagnols.
MM. Ojéda et Cacérès.

Dernière scène d'Antigone; Créon pleurant sur le corps de Hémon, son fils.

Costumes: Ismène, Mlle Vollet. Tirésias, M. Rouvière. Eurydice, Mlle Dupont, Créon, M. Bocage. Antigone, Mlle Bourbier. Hémon, M. Milen.

Quant à leur chant proprement dit, on ne peut s'en faire aujourd'hui qu'une idée approximative en écoutant certains chants religieux dont l'origine remonte aux premiers temps de l'Église. Mais qui oserait soutenir que le cours de dix-huit siècles, les révolutions politiques, l'invasion des races septentrionales et la longue barbarie du moyen âge ne les ont pas profondément altérés?

Il fallait donc prendre un parti, et ne tenter que ce qui était possible. C'est ce qu'a fait l'administration de l'Odéon avec beaucoup de tact et d'intelligence.

La décoration, réduite aux proportions de la scène moderne, reproduit en petit la décoration antique. Au fond, le palais du roi thébain; à droite et à gauche, deux entrées qui s'ouvrent l'une vers la ville, et l'autre vers la campagne. Sur le devant, l'avant-scène, plus basse que la scène de quelques pieds, et destinée aux évolutions du chœur. Au milieu de l'avant-scène, l'autel de Bacchus, en l'honneur duquel ces solennités étaient célébrées. Puis un double escalier qui réunit la scène et l'avant-scène.

Les costumes ne sont pas moins exacts que la disposition du théâtre. Ils ont été dessinés par M. L. Boulanger, d'après les modèles antiques qu'on a eu lieu d'estimer les plus fidèles.

La traduction suit l'original pas à pas, phrase pour phrase, souvent même vers pour vers. Elle ne se borne pas à rendre le sens du poète grec: elle reproduit jusqu'à un certain point la couleur de son style, la nature de ses images, la forme et l'allure de ses périodes, l'élan de ses mouvements passionnés Le travail qu'avaient entrepris MM. Meurice et Vacquerie présentait des difficultés effrayantes: ils les ont surmontées avec un rare bonheur.