Et tambourinons de nos couteaux sur nos assiettes
Que je sois perclus alors que je ne boirai plus!
Puis, cet examen achevé, il consacre à la rime, à l'enjambement et à l'inversion, les deux chapitres les plus remarquables des de sa Prosodie. M. Wilhem Tenint pose en principe que la rime pour être bonne doit être riche. «La rime riche consiste, dit-il, dans la parfaite conformité de la dernière syllabe pour le vers masculin, et des deux dernières, en comptant la syllabe sourde, pour le vers féminin: et comme la rime est pour nous une beauté toute musicale, nous n'entendons pas parler de la simple conformité des lettres; l'école nouvelle exige avant tout la conformité, la concordance exacte de son.» Sur ce point, nous partageons entièrement l'opinion de M Wilhem Tenint. Fréquent rime mieux avec camp qu'avec prudent; beau rime mieux avec sabot qu'avec bateau. En outre, plus la rime est sonore, meilleure elle est. Certains poètes on trop souvent employé des rimes sourdes, de sorte que tout ce qu'il y a de musical dans la rime se trouvait perdu. Ainsi ces vers de Corneille:
Combien pour le répandre a-t-il formé de brigues,
Combien de fois changé de parti et de ligues!
Le dieu de Polyeucte et celui de Néarque,
De la terre et du ciel est l'absolu monarque.
sont bien supérieurs, sous le rapport de la rime, à ces vers de Racine:
A mes nobles projets je vois tout conspirer,
Il ne me reste plus qu'à vous les déclarer.