--On parle d'un suicide.--L'amphibie a voulu finir à la manière de Caton.

Philibert Audebrand.

L'ÉVACUATION.--Entrée des troupes françaises à Nancy.--D'après un croquis de M. Lévy.

ÉVÉNEMENTS D'ESPAGNE.--Séville.--Attaque des insurgés par les troupes du gouvernement.

NOS GRAVURES

Odilon Barrot

Encore une des grandes figures du siècle qui disparaît. Odilon Barrot s'est éteint à Bougival, le 7 août, à l'âge de quatre-vingt-deux ans. Depuis 1814, et dans des positions très-diverses, il figurait au premier rang de ce qu'on appelle politiquement et historiquement l'école libérale. Pour dire tout ce qu'a fait Odilon Barrot dans ce laps de soixante années, il faudrait repasser toute notre histoire nationale depuis la chute de Napoléon Ier. Partout on trouve son nom mêlé aux plus gros événements. Et ce nom n'est pas celui qui brille avec le moins d'éclat parmi ceux que retiennent respectueusement les contemporains et la postérité.

En 1814, à peine émancipé brillamment des bancs de l'École de droit, Odilon Barrot se montra des plus ardents à réclamer les libertés publiques dont le gouvernement impérial s'était toujours montré profondément dédaigneux. Il accepte la Charte de Saint-Ouen, et y voit de suffisantes garanties, pourvu qu'on ne fraude pas sur la valeur intrinsèque et sur la signification de ce pacte fondamental. Il va même dans sa foi jusqu'à s'enrôler parmi les volontaires royaux, et il est de ceux qui auraient combattu pour empêcher le succès éphémère de l'homme néfaste qui revenait de l'île d'Elbe.