1814
Nous avons dit que la colonne devait être comme un gigantesque point d'admiration se dressant au bout de la merveilleuse période militaire écrite par Napoléon. La première campagne entreprise après l'inauguration du monument fut celle de 1812. Là commencent les revers. L'étoile a pâli. La période de gloire était close!
Arrivons au 31 mars 1814.
Paris a capitulé la veille. Les troupes alliées font leur entrée triomphale dans la capitale. Elles suivent les grands boulevards pour se rendre aux Champs-Élysées. On arrive à la hauteur de la rue de la Paix. Là se produit un incident dont les détails sont assez mal connus et l'importance assez vaguement définie.
La plupart des historiens, même parmi ceux qui se sont occupés exclusivement de la Restauration, y consacrent à peine quelques lignes ou n'en parlent pas du tout.
Ainsi Thiers, Capefigue, Vieil-Castel, Lamartine, etc.
N'ont-ils considéré le fait que comme tout personnel à ses auteurs, et, par suite, n'intéressant pas directement l'histoire des partis? C'est probable. Disons que telle est aussi notre manière de voir. Sans doute l'épisode auquel nous faisons allusion emprunte aux circonstances dans lesquelles il s'est produit, un caractère particulièrement déplorable; mais il ne nous paraîtrait pas plus juste d'en faire remonter la responsabilité aux légitimistes que de rendre les républicains comptables des actes de la Commune.
Cela dit, recherchons la vérité sur cet incident, dans les écrivains qui se sont montrés le plus explicites:
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Voici le récit de M. de Vaulabelle: